‹ Précis de l'histoire de l'église d'occident pendant le moyen ageChapitre 81 sur 215 · I 36. ORDRES CHEVALERESQUES · texte numérisé non relu

I 36. ORDRES CHEVALERESQUES

à Troyes en 4128, sous la présidence d'un légat d'Honoré II, confirma l'ordre et reconnut Hugues de Payens comme grandmaître. Saint Bernard rédigea la règle, en adaptant celle de Giteaux au caractère militaire de la nouvelle congrégation 36. La constitution définitive divise les frères en trois classes: les chevaliers, qui doivent être nobles; les frères servants, roturiers, les uns, servants d'armes, faisant la guerre avec les chevaliers; les autres, servants de métiers, pour l'exercice des différentes professions et pour l'économie rurale et domestique; enfin les prêtres ou chapelains, de race noble, choisis par l'ordre et soumis directement au siège apostolique. A la tête est le grand-maître, vicaire du pape; son pouvoir est limité par le grand chapitre, qui est le conseil suprême et l'assemblée législative. Au-dessous du grand-maître sont plusieurs dignitaires, nommés par lui du consentement du chapitre: le sénéchal, qui le remplace en cas d'absence; le maréchal, préposé aux affaires militaires et commandant les chevaliers dans les combats; le trésorier; le drapier, gardien des vêtements que l'ordre distribuait à ses membres; le turcopolier (de turcos pellere), chef d'une cavalerie légère composée de mercenaires; enfin les visiteurs généraux, qui seuls ne paraissent pas avoir eu de fonctions viagères.

L'ordre se partageait en provinces, sous des précepteurs ou

36 Cette règle primitive ne paraît plus exister ; celle qu'on a, en a conservé les principaux éléments, mais les a augmentés de diverses dispositions, qui prouvent qu'elle ne peut pas avoir reçu sa forme actuelle avant 1172. Dans cette forme elle est publiée chez Miraeus, Chronicon cislerciense, Cologne 1614. Les chapitres généraux de l'ordre adoptèrent successivement divers statuts , dont les chefs ne communiquaient aux chevaliers que ce qui les concernait; le recueil qu'on en possède a dû être fait entre 1247 et 1266 ; il fut publié d'abord, en traduction allemande, par Mùnter, Statutenbuch des Ordcns der Tempelkerren, Berlin 1794; et dans le texte original par Maillard de Chambure, Règle et Statuts secrets des templiers, Paris 1840.

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