‹ Précis de l'histoire de l'église d'occident pendant le moyen ageChapitre 82 sur 215 · II« PKU. 1073-1294. CHAI'. III. MONACHISME · texte numérisé non relu

II« PKU. 1073-1294. CHAI'. III. MONACHISME

maîtres provinciaux; les provinces étaient divisées en bailliages, comprenant chacun un certain nombre de maisons ou commanderies, et gouvernés par des baillis ou prieurs ; à chaque maison présidait un commandeur. L'élection du grand-maître était entourée de formalités, destinées à assurer le choix du plus digne; celle des chevaliers se faisait avec une solennité mystérieuse, ordinairement la nuit. Les grands chapitres devaient être composés des dignitaires et de tous les chefs provinciaux; comme après la grande extension de l'ordre il devint difficile de les réunir, la direction des intérêts généraux fut confiée au couvent de Jérusalem, formé du grand-maître et des dignitaires résidant auprès de lui. Chaque province tenait à de certaines époques un chapitre provincial.

Le deuxième des grands ordres chevaleresques existait comme association hospitalière avant de prendre, à l'imitation des templiers, un caractère militaire. Dès 1048 quelques négociants d'Amalfi, faisant le commerce avec le Levant, établirent à Jérusalem, non loin de l'église du Saint-Sépulcre, un couvent dont les moines devaient soigner les pèlerins pauvres et malades. Peu après on éleva près de cette maison un hospice et une chapelle en l'honneur de saint Jean; les religieux prirent le nom de frères hospitaliers de saint Jean 37. Sous le premier abbé, le Provençal Gérard Touque, ils adoptèrent en 1099 la règle de saint Augustin. D'autres hospices semblables, dépendant de celui de Jérusalem, furent fondés dans plusieurs villes de la

37 Vertot, Histoire des chevaliers hospitaliers de saint Jean de Jérusalem. Paris 1726, 4 vol. in-4° ; 1761, 7 vol. in-8°. En Allemagne les ouvrages les plus récents sur la matière sont ceux de Falkenstein, Dresde 1833, 2 vol. ; de Winterfeld, Berlin 1859; de II. d'Ortenberg, Ratisbonne 1866. L'histoire de l'ordre devra être étudiée à nouveau quand M. Delaville Le Roulx aura terminé son travail : Les archives, la bibliothèque et le trésor de l'ordre de saint Jean à Malte, dont le début forme le 32« fascicule de la Bibliothèque des Ecoles françaises d'Athènes et de Rome, 1883.

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