‹ Précis de l'histoire de l'église d'occident pendant le moyen ageChapitre 84 sur 215 · I 36. OR 1)1! ES CHEVALERESQUES · texte numérisé non relu

I 36. OR 1)1! ES CHEVALERESQUES

nirenl pour leur porter secours; ils furent assistés des moines d'un hospice allemand établi à Jérusalem et dédié à la Vierge. Le duc Frédéric de Souabe conçut l'idée de donner à cette association charitable, destinée spécialement à la protection des croisés et des pèlerins d'origine allemande, une constitution semblable à celle des templiers et des frères hospitaliers de Saint- Jean. Les deux grands-maîtres lui dressèrent une règle, qui fut confirmée en 1 J 91 par Célestin III. Le premier chef de ces chevaliers teutoniques de l'hôpital de la Vierge à Jérusalem fut Henri de Walpot38. L'ordre ne prit un grand essor que depuis 1 "210, quand Herrmann de Salza, un homme de rares qualités, eut été élu à la dignité de grand-maître. En 1220 Honoré III lui accorda les mêmes privilèges dont jouissaient les templiers et les johannites. Six ans plus tard les chevaliers furent appelés en Prusse, pour convertir et combattre les païens de ce pays. En 4 237 ils s'unirent avec les frères de la milice du Christ ou chevaliers porte-glaives, établis en 4202 par l'évèque Albert de Livonie contre les païens de son diocèse.

En Espagne les luttes contre les Maures donnèrent naissance à quelques ordres analogues, qui en partie furent rattachés à celui de Giteaux, mais dont l'activité demeura restreinte à la péninsule : l'ordre de Calatrava, fondé par Raymond, abbé d'un couvent cistercien, lorsqu'on 1158 le roi de Castille Sanche III lui eut cédé la ville de Calatrava, menacée par les Maures ; — celui de Saint-Julien de Pereyro, fondé en 1156 par deux chevaliers, et appelé depuis 1218 ordre d'Alcantara, à cause de la forteresse de ce nom ; — la milice de Saint-Jacques, établie en 1461 en Galice pour la protection des pèlerins allant à Sain t-

38 Les statuts furent publiés par Hennig, [tônigsberg 1800. — Hernie, Codex diplomaticus ordinis teutonici. Mayence 1810. — Watterich, Grûndung des deutschen Ordens. Leipzig 1857.

Page 1