‹ Précis de l'histoire de l'Église réformée de Paris d'après des documents en grande partie inéditsChapitre 72 sur 120 · DE L ÉGLISE RÉFORMÉE DE PARIS. XTX · texte numérisé non relu

DE L ÉGLISE RÉFORMÉE DE PARIS. XTX

penser. Ce propos fut environ de demie lieiire. (iiiil tut niiiel. et s'en allèrent chez la l'ioyne; et nioy avec une tronpe cent fois pins grande que ie nensse-desiré fus conduict chez Madame la Princesse et Madame L'Admiralle que ie trouvay merveilleusement bien disposées. Le lendemain qui fut hier au matin ie fis une exhortation au logis de Monsieur le l'rince, en laquelle, grande et honorable compagnie se trouva, mais non pas le Prince. Car il estoit empesché après son apoinctement avec celuy que savez' au (pourchas?) de sa partie par le moyen de celle que pouvez penser. le ne savoys rien de tout cela , et ne le sceu quil ne fust faict. Apres Disner estant mandé par liiy en son cabinet, il men faici tout le discours, et men monstre lacté par escrit, portant en somme que sa partie luy a desclairé en présence de la Royne et du Conseil quil nestoit aulcunement cause ny motif de la détention d'iceluy-. Sur quoy le Prince a dict quil tenoit pour meschant tous ceulx qui en auroient esté causes. — le le croy aussy ainsy, a repondu laultre. et cela ne me touche en rien, ^oila tout. Estant enquis quil men sembloit, ie respondis que les responses me sembloyent ambiguës, mais qu'en telles affaires ie me raportoys a ceulx qui entendoyent mieulx ce qtii concernoit Ihonneur de son degrés (?). Quant a sa querelle particulière, quil savoit assez a qui il en faloit remettre la vengeance. Mais que nul ne povoit estre tenu pour amy de Dieu, sil ne se desclairoit ennemy des ennemys jures d'iceluy et de son Eglise , en ceste qualité. Sa response fut telle que nous aurons occasion de louer Dieu de tout; mais que cela soit ferme. Au faict il fust sorty de grands maulx de ces privées affections, et pourveu que ce ne soit occasion de passer plus oultre, ie ne suys point marry que tels mysères ne soyent meslés parmy ce que nous pourchassons. Voila lissue de toute ceste esmeute que nous craignions, sinon quelle tire après soy quelque queue.

Ce mesme jour là nostre requestc a esté accordée, que nous serons oiiys, et que nos parties ne seront nos iuges; mais il y a encore de l'encloueure qui faict que navons encore eu response résolutive, laquelle on dict que nous aurons solennellement et en cour planiere. Pour le moins nous nous attendons d'en avoir bonne et briefve issue.

Après souper, le mesme iour dhier. sur les neuf heures estant mandé en la chambre du Roy de Navarre, ie fus bien esbahy que ie trouvay la lloyne mère, le Seigneur Roy''. Monseigneur le Prince. Monsieur D'Estampes, les Cardinaux de Bourbon et de Lorraine, Madame de Cursol et une autre dame encore; ie fus comme surprins par faulte d'en estre adverty ; mais grâces a Dieu, cela nempcscha quen peu de paroles, ie ne luy desclairasse la cause de ma venue. A quoy elle me respondit très humainement. A donc le Cardinal prenant la parole, et commençant par belles louanges, adiousta quainsy que i'avoys allligé la France, ie la pourroys maintenant soulager, le ne luy laissoy passer ce mot d'afflictions, de sorte quil ne mist gueres à changer propos. On menquist de vostre âge, estât, et ie respondy ce qui en est. On s'est plainct des Livres Diffamatoires. le ne fus

'La récoiicilialioa officielle de Condé avec Guise.

'La déleniion de Condé après la conjuration d'Amboise.

-'•Le roi de Navarre.

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