‹ Précis de l'histoire de l'Opéra-ComiqueChapitre 6 sur 11 · SALLE FEYDEAU · texte numérisé non relu

SALLE FEYDEAU

Paul et Virginie

(Lesueur)

i3 janvier 1794.

Lodoiska

(Chebubini)

18 juillet 1791.

Roméo et Juliette

(Steibeltj

10 septembre 1793.

La Caverne

(Lesueur)

i5 février 1793.

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Cette concurrence artistique fait penser à iselle qui s'est produite de notre temps entre FOpéra-Comique et le Théâtre- Lyrique. Si Ton voulait préciser les points de comparaison, on remarquerait que la salle Favart joua plutôt le rôle de TOpéra-Comique et la salle Feydeau celui du Théâtre- Lyrique. Héritier direct de la Comédie-Italienne, Favart n'abandonnait pas la tradition et montait des ouvrages légers, les Brouilleries^ de Berton (1790), Camille^ de Dalayrac (1791), Cécile et Julien, de Trial (1792), Ambroise ou voilàma journée, de Dalayrac (i 793), Phrosine et Mélidor^ de Mehul (1794), la Famille américaine^ de Dalayrac (1796), Lisbeth^ de Grétry (1797)^ Montano et Stéphanie^ de Berton (1799). Au contraire Feydeau, plus moderne, plus hardi, tendait à aborder les sujets sérieux et à se rapprocher de Topera, avec Lo-

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do'iska, de Cherubini (lygi), Stratonice,de Mehul (1792), Télémaque, de Lesueur (1796), Médée, de Cherubini (1797), Ariodanty de Mehul

Tous ces titres dispensent d'un long commentaire et prouvent assez qu'une évolution se produisait dans le genre de l'c^éra-comique. Le cadre s'élargissait ; l'ariette était devenue un air, et, malgré le trouble de ces temps qui marquaient la fin d'un régime séculaire, et Tavènement d'un nouvel ordre de choses, malgré le bruit des émeutes, malgré le sang versé sur l'échafaud et sur les champs de bataille, des maîtres appliquaient leur génie à développer un art charmant dont l'éclat rejaillissait sur la patrie.

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