HINDOUS
Système musical. — Instruments de musique.
La musique des Hindous, selon William Jones, Ousely(') et Pallerson, a élé systématisée; ses règles sont même exlraordinairement multipliées.
Elle compte six modes appelés Ragas, en langue sanscrite, et trente modes secondaires ou Rauginas. Ces modes prennent leurs noms des saisons de l'année, des heures du jour ou de la nuit, et ils sont censés posséder chacun quelque qualité appropriée au temps d'où provient le nom(*).
Les sons qui forment la gamme ou échelle musicale indienne sont au nombre de sept, à savoir : sa, ri, ga, ma, pa, dha, ni, abréviations de sardja, richabda , gandhora, madhyama, panchama, dhaivata et nichâda. Celte échelle musicale se divise en vingt-deux parties, qui cor-
(i) William Jones, président de la Société de Calcutta, et William Ousely ont puisés les renseignements qu'ils ont publiés sur la musique des Hindous dans les anciens livres écrits en sanscrit , la langue sacrée de l'Inde.
(2) Voir : Inde, par M. Dubois de Jancigny, aide-de-camp du roi d'Oude, et par M. Xavier Raymond, attaché à l'ambassade de Chine.
respondent à peu près à des quarts de ton, ce qui rend sa constitution entièrement différente de notre gamme européenne.
Les anciens ouvrages qui traitent de la musique des Hindous divisent cet art en trois parties, sous les noms de gana (chant), vadya (percussion) et nitrya (danse); ces différentes parties sont relatives à l'ordre des sons, au rhythme, à l'art déjouer de tous les instruments, ainsi qu'à la pantomime, à la danse et à l'art théâtral.
Parmi les instruments de musique de l'Inde, le plus ancien et le plus célèbre est le vina; les Hindous lui donnent une origine divine, et en attribuent l'invention à Nareda, fils de Brahma et Sereswati, déesse de la parole. Le vina a un certain nombre de chevalets sur lesquels les doigts appuient les cordes pour varier les intonations.