‹ Précis de l'histoire de la révolution françaiseChapitre 116 sur 226 · CHAPITRE DIXIËMË · texte numérisé non relu

CHAPITRE DIXIËMË

Fnaémilles de Le Péletier. — Démiuion de Roland. — Rupture avec l'Angleterre. — Mesures et aotes divers. — Le Noël de Girey-Dupré. — Journées des 24 et 25 février. — Troubles à Lyon. — Projets de Dumouriez. — Revers en Belgique. — Mesures snpiêmes. — Robespierre à la section Bonne-Nouvelle. — Abolition de la contrainte par corps. — Atteinte à la liberté de la pre&se. — Événements du 10 mars. — Le tribunal révolutionnaire. — La section Poissonnière. — Un nouveau parophl<ft de Louvet. — Tentative de réconciliation. — Soulèvement de la Vendée. — Décrets terribles. — Bataille de Neerwinden. — Trahison de Dumouriez. — Réquisitoire de Danton. — Arrestation des commissaires de la Convention. — Dumouriez passe à Tennemi. — Attaques passionnées. — Décret d'accusation contre Marat. — Pétition contre les vingt-deux. — Triomphe de Harat. — Accord momentané. — Débats sur la constitution. — La Djéclaratiôn des droits. — Mort de Lazousky. — Situation militaire. — RéorganisatioB des armées. — La Commune et la Gironde. — Discours sur la oonstitution.^Mort de Dampierre. — Nouveaux orages. — Isnard président.— Proposition incendiaire de Guadet. — La commission dis Douze. — Histoire des Brissotins. — Complot imaginaire. — Arrestation d'Hébert. ^ Imprécations dlsnard. — Une lettre de Yergniaud. — Séance du 27 mai. — Avertissement de Danton. — Les sections à rarchev^cbé. — Le général Hanriot. -• Journée du 31 mai. — Journées des l**" et 2 juin.

La mort de Louis XVI — réponse sanglante aux défis jaxyieb insensés de la coalition — allait porter an comble la co- i^^^. 1ère des rois et de toutes les aristocraties de l'Europe. On devait s'y attendre, La Convention se tint prête à tout événement, et fut admirable d'énergie. Dans une proclamation d'un caractère héroïque, elle revendiqua noblement pour chacun de ses membres et pour le pays tout entier la responsabilité de ce grand acte de justice nationale, et, prévoyant un embrasement général, elle déclara résolû-

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ment à la France que Theure était à Taction, et non plus Funéraiiiee aux paroIes. En même temps elle rendait des honneurs de LePéietier. .extraordinaires à la mémoire de l'homme de bien qui le premier avait été immolé aux mânes du feu roi. Robespierre, dont Michel Le Péletier avait été l'ami, prononça aux Jacobins son oraison funèbre. La République lui fit des funérailles dont la magnificence dépassa celle des funérailles de Mirabeau, et elle adopta sa fille. Son corps fut porté au Panthéon, d'où le chasseront les proscripteurs de Tan III, quand laRépnblique ne sera plus qu'un mot. A tous égards, du reste, il était digne des regrets patriotiques qu*excita sa mort, caril laissait deux témoignages irrécusables de sa foi républicaine : un projet de code pénal, d'où la peine de mort était proscrite, et un plan d'éducation nationale où se trouvait consacré le principe de l'instruction gratuite et obligatoire, plan dont Robespierre donna lecture à la Convention dans sa séance du 13 juillet suivant.

A la proclamation de l'Assemblée, le pays répondit par une foule d'adresses de félicitations sur le jugement du roi, et montra qu'il était préparé, lui aussi, à faire face aux .éventualités désastreuses dont on se sentait menacé. La République en effet entrait dans un cercle de feu. A l'intérieur et à l'extérieur tout se complique, tout s'aggrave. Démission Et, comme s'il avait la conscience de sa faiblesse en préce Kc and. ^q^qq ^q j^ situation, Roland donnait sa démission, au désespoir de ses amis de la Gironde, qui, d'avance, étaient bien certains de ne jamais rencontrer un ministre aussi docile à servir leurs passions et leurs rancunes, La Convention accepta à regret cette démission; puis, sur la motion de Robespierre, elle supprima le singulier bureau de formation d'esprit public organisé par Roland, et décida que ce ministre rendrait comptç de sa gestion. Aux fluctuations du centre de l'Assemblée il était aisé de voir que, d'un moment à l'autre, la majorité pourrait bien se déplacer. Beaucoup de membres ne furent pas médiocrement

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