CHAPITRE TREIZIEME
Arrestation des dantonistes.— Leur procès ot lear mort.— Suppression des minist&res. — La conspiration des prisons. — Rapport sur la polioe générale. — Arrêtés divers. — Nécrologie. — Snr les fôtes nationales. — Beconnaissance de l'Être suprême. — Renouvellement des autorités mu-
; nicipales. — Enthousiasme pour Robespierre. — Ladmiral et Cécile Renault. — Rapport de Barère. — Discours du 7 prairial. — Fête de l'Être suprême. — Jourdan Coupe-Tête. — La, commission d'Orange. — La Joi de prairial. — Discussion de cette loi. — Apostrophe contre Bourdon (de l'Oise) et Tallien. —Les conjurée de Thermidor. — Affaire des ehemiaes
> rouges. — Catherine Théot. — Impuissance de Robespierre. — L'aconsation de dictature. — La Terreur à son apogée. — Lutte suprême. — Boissy d'Anglas et Robespierre — Fouché. — Les repas civiques. — Ai&ires extérieures. — Bataille navale. -— Campagne dans le Nord. -» Prise de Charleroi. — Bataille de Fleurus. — Préface du 9 thermidor. — Discours-testament. — Séance des Jacobins. — Nuit du 8 au 9. — Journée du 9 thermidor. — Le décret d^accusation. — Dévouement de Le Bas. — » La Commune en appelle au peuple. — Le général Hanriot. — Actes des comités et de la Convention. — Envahissement de la Comaiune. — Asaassin'at de Robespierre. — Séanoe du 10 thermidor. — Mort •de Robespierre. — Signification du 9 thermidor.
Des adresses sans nombre félicitèrent la Conyention d'aToir débarrassé le pays des» hébertistes. Or, beaucoup de ces adresses furent l'œuvre d'ennemis de la Révolution, ^ ^Vj^^^ car, si quelques energumènes d'un genre particulier, comme certains partisans de Danton, ne purent contenir leur joie, les lecteurs royalistes du Vieux Cordelier ne furent pas les derniers à battre des mains. Cela n'arrêta pas l'imprudent Camille. Ses amis eux-mêmes, l'impur Fréron, Brune, le futur maréchal, l'avaient pourtant engagé, dans l'intérêt de la République, à mettre un peu plus de réserve dans ses attaques contre les choses de l'époque et à tenir en bride son imagination. Rien n'y fit Vers ce
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Uantonistei.
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temps^ il livra à Timpression son numéro sept, où Ton trouve, à côté d*un éloge outré de ce misérable Guffroy,le digne émule d*Hébert, les provocations les plus passionnées et les plus amères à l'adresse des principaux membres des comités. Ce numéro ne fut pour rien d ailleurs dans l'arrestation de Camille, puisqu'il ne vit le jour qu'après la mort de.son auteur. Seulement; pour faire peur aux royalistes, pour bien donner à entendre que le sacrifice des bébertistes Arrosutjon tt'était point un pas en arrière, les comités se décidèrent des à frapper un coup terrible sur ceux dont l'attitude et les paroles leur semblaient un encouragement aux adversaires de la Révolution. Dans la nuit du 11 germinal (SI mars), Danton, Lacroix, Camille Desmoulins et Philippeaux furent arrêtés et conduits à la prison du Luxembourg.
Ce n'étaient certainement ni Camille ni Danton que Robespierre eût voulu sacrifier, et le peu d'influence qu'il eut 'dans cette affaire montre assez combien illusoire était sa prépondérance au milieu des comités. On épargna les quelques représentants qu'il jugeait les plus coupables, les Bourdon (de l'Oise), les Fouché, Tallien qui présidait alors la Convention, et l'on frappa ceux qu'il avait défendus avec le plus d'acharnement. Depuis longtemps, Billaud- Varenne et quelques autres visaient Danton. Un jour, dans le courant de ventôse (mars), Billaud-Varenne avait fulminé contre lui, au comité de Salutpublic, un violent réquisitoire. Robespierre s'était levé alors comme un furieux, et s'était écrié qu'on voulait perdre les meilleurs patriotes. Lescboses en étaient restées là jusqu'à la chute de l'hébertisme. A ce moment Maximilien fut évidemment ému des nouveaux périls que. faisait courir à la République l'imprudente faction des indulgents^ de ceux qu'on appelait les modérés, et qui avaient tant contribué à mener les hébertistes à la mort. Puis, on l'obséda, on le circonvint; on lui montra la conduite tortueuse du grand tribun dans diverses circonstances.Et de fait, la oarrière politique de Danton n'était