‹ Précis de l'histoire de la révolution françaiseChapitre 210 sur 226 · CHAPITRE QCIN2IÈHB · texte numérisé non relu

CHAPITRE QCIN2IÈHB

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SepUntbre' Octobre 1796).

Legendre, sortirent des paroles où retentissait l*^cho de leur ancien emportement révolutionnaire. On ne fut pas médiocrement étonné de leur voir pour alliés quelques Girondins qui jadis, par leurs basses jalousies, par leur irré- . solution, par leur peu de foi démocratique, avaient tant contribué à ébranler Tédiâce républicain , mais qu'écœurait à présentie spectacle navrant de la réaction. Louvet, Daunou brillèrent un moment alors parmi les défenseurs de la Révolution. Sur la proposition de Daunon, la Convention décréta Téternel bannissement des émigrés, et garantit de toute éviction le? acquéreurs de biens nationaux qu'il était devenu nécessaire de rassurer, tant Paris était rempli alors de chouans et d'émigrés.

Le V^ vendémiaire de l'an IV (23 septembre 1795) fut vEKPÉmAimE proclamé dans l'Assemblée le résultat du scrutin populaire sur la constitution et sur les décrets concernant la nomination du Corps législatif. Cette proclamation amena, le lendemain, des troubles graves au Palais-Royal, devenu le repaire de toutes les intrigues royalistes, après avoir été le foyer ardent de la Révolution. La province se ressentit des agitations de Paris, et le représentant Le Tellier, envoyé à Chartres pour y réprimer une insurrection royaliste, se tua de désespoir d'avoir été obligé de céder à l'émeute. Ce furent les vaincus de Prairial qui vinrent s'offrir de défendre la Convention menacée. Ils oubliaient leurs griefs légitimes pour ne songer qu'aux grands intérêts de la Révolution. Mais la Convention avait peur du peuple, qu'elle avait désarmé et décimé ; elle se contenta de distribuer des fusils aux citoyens munis d'une carte de sûreté, et surtout elle aima mieux avoir recours à l'armée, qui, malheureusement pour la liberté, ne devaitplus cesser, à partir de cette époque, d'intervenir dans les affaires intérieuresdupays.

Dans sa séance du 10 vendémiaire (2 octobre), la Convention fixa au S brumaire suivant (27 octobre) Tbuverture

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ingurrection du nouveau Corps législatif. Ce n'était pas un ajoij^rnement royaliste. |^j^j^ ^^^^ q^ fut pourtant leprétei^te dont se serYireiM;l€t9 ro;yalisteiS de la section Le Péletier pour provoquer igie insurrection. Cionsidérant qu'il était temps que le p6upl.e, trompé, trahi, égorgé par ses mandataires, songeât luimême àk son salut, ils invitèrent tous les électeurs desaaisemblées primaires de la.qapitale à se réunir le AL, à dii^ heures du matin, dans la^ salle du T^éâtre-Fransais^afin d'aviser aux moyens de mettre promptement en activité la constitution républicaine. Et cependant, comme pour donner satisfaction à toutes les passions réactionnaires, la Convention avait décrété une fête fiméraire a en l'honneur des 'amis de la liberté, morts sous. le régime Je<^mtnral. » Lo cynique Tallien avait déclaré qu'il voulait pleurer sur les mânes des Yergniaud, des Condorcet et des Camille Desmoulins. ayant de marcher contre ceux qui disputaient de puissance ayeo L'Assemblée. Pendant qu&la ' Convention, avertie des manœuvres de la section LePéletier, se déclarait en permanence et procédait à la célébration de eette dérisoire solennité, les sections agissaient. Des électeurs en très*petit nombre se réunirent le i I à TOdéon, sous la présidence du vieux duc de Nivernais ; mais ils se dispersèrent précipitamment, à la nouvelle qu'un corps de troupes était envoyé par les comités pour s'assurer de leur personnes.

Les sections où dominait l'esprit contre-révolutionnaire ne se rebutèrent pas. Huit d'entre elles se déclarèrent en état de rébellion contre là Convention. Le général Menou, qui commandait la force armée, reçut l'ordre d'attaquer le couvent des Filles-Saint-Thomas, où siégeait la section Le Péletier. Mais cet officier était de cœur avec les royalistes; il n'avait pas craint de blâmer les comités d'avoir armé quelques patriotes. Au lieu d'agir, il parlementa, et il accorda aux rebelles une sorte de capitulation en vertu de laquelle la section prit l'engagement de lever

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