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des frères prêcheurs, en la chapelle de saint Raymond , son patron. Un de ses successeurs dans la carrière qu*il a si glorieusement parcourue , lui reproche quelque vanité sur l'illustration qu'il donne à sa famille , car Juvenis prétendait descendre des anciens vicomtes de Marseille; mais, selon M. de Rochas, {Diémoires , pag. 56, V* série), ses ancêtres auraient été des muletiers de Gap et non des chevaliers, ainsi qu'il l'a trouvé dans le cadasrtre latin de cette ville où Juvenis a effacé le mot muLatieri^ écrit à la suite du nom de Tun de ses ascendants , pour y substituer celui de milites. Cependant cette famille jouissait d'une grande considération au commencement du XV* siècle. Antoine Juvenis qui siégea sur le trône épiscopal de Gap de iki)l à 1^10 , avait pour père un Juvenis qui , en 1383 , était chambellan et capitaine de Louis I*' « roi de Sicile et comte de Provence , et pour frère Jean JuYenis qui assista de ses conseils et de son bras la reine Marie et son fils Louis H ; ce que Raymond 111 établit d'une manière à lever tous les doutes. Mais , Rochas n*avait jamais vu de notre auteur que les fragments de son Histoire du Dauphiné , dont son petit fils a fait présent à la ville de Grenoble.
paécis OB l'uistoike
JosEPH-DouiNiQUE DE R0CHAS-AI6LUN , desceadaat d'une noble famille qui vint s'établir à Gap vers la fin du xv* siècle/, et auteur des Mimoires qui viennent d'être cités, est moins connu par cet ouvrage , le seul qu*il ait laissé , que par son désintéressement , sa probité, une excès* sive délicatesse , et une piété solide , profonde et éclairée. M. de Rochas a fait preuve d*érudition , de capacité et surtout d'une grande patience en recherchant dans la poussière des archives de rhôtel de ville les matériaux qui ont servi à la rédaction de ses Mémoires. Je pense qu'aucun vieux parchemin , aucune paperasse vermoulue n*ont échappé à ses longues investigations , et
^ Dliprès les lenseignemeDU eiacts qui nenneiit de m'ètHB fooniis » la fkmille de;Roefae8 se divisa ea trois teanehes avant la fin da im« siècle; l^me se fixa dans les enviions de Paris, la seconde dans les environs de Grenoide, et la troisième près de Digne , où Jean de Rooins, écnjer, adieta do id René la seigneorie d'Aiglon, De cette brandie qoi prit le somom de la seigneorie par elle aoqoise, est issu l'anteor des Mémoires; car André de Rochas, fils cadet de Jean, vint s'établir è Gap en l'année 1480, et on grand nombre de titres établissent qne losepi^Dominiqne en était le descendant. Le seol membre de cette ftmiUe actu«IIeraeDt vivant est M. Marie-Josepli*EagèDe de Rochas^ Âiglun , peut-fils de notre chroniqoeor ^ et joge an tribunal de Briançon.
Un autre famille Roehas a subsisté long-temps à Gap , en mêmetemps que celle des Rochas-Âiglun ; mais il m'a été impossible de les distinguer lorsque j'ai eu à citer les noms des personnes appartenant à l'une ou à l'autre : j'ai écrit ces noms tels que Je les trouvais dana les documeots que renferment nos arcbives.
que, comme Juvenis , non moins pieux que lui , le principal but de son trairail fut de signaler les envahissements sur les libertés municipales , opérés à diverses époques par les évéques-seigneurs de Gap ; car il recommande à ses héritiers de ne pas hésiter à en faire usage , le cas échéant ou de nouveaux différends viendraient à s^clever sur les droits de la cité. Joseph-Dominique de Rochas , né à Gap en 1732 , fut enlevé à ses conci* toyens dont il fut le modèle , le 27 août 1807. Il avait constamment exercé la profession d'avocat dans sa ville natale. — M. de Rochas, son fils, mort juge au tribunal de Gap , publia en iSOS un ouvrage curieux ayant pour titre Nouveaux pas sur les sentiers de la Nature , lequel contient quelques traits d'histoire et un système sur la matérialité de Taxe de la terre ^
François VALLON-GORSE a laissé , comme
le précédent , quelques écrits sur sa ville natale. Cest lui qui nous a conservé le Rolle des évesques de Gap , dressé par M. de Lionne pour les frères de Sainte-Marthe , et dont il avait tiré une copie. Il possédait également le manuscrit autographe de Juvenis , contenant la traduction de l'ouvrage
* 1 vol. in-12. Gap , chez Genoux , a mai cl 25 juin 1808.
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du P. Fournier sur les Alpes-Maritimes ; manus* crit qui appartient aujourd'hui au séminaire de Gap. M. Vallon étant second consul delà TÎlle, posa, le 3 juillet 175^ , la première pierre de la caserne , avec M. Blanc-de-Camargues , premier consul , et iM. Guigues de la Garde , consul forain: il mourut à Gap le juillet 1791 « âgé d^environ soixante-treize ans.
Laurent-Matbieu-Hichbl MâNNë « né en 173^ et mort en 1806 à Toulon où il avait exercé les
fonctions d'administrateur et de chirurgien en chef du 6* arrondissement maritime , est auteur
de divers ouvrages de médecine et de chirurgie fort estimés.
Jean-Michel ROLLAND, successiTement curé de La Motte-du-Caire , membre de l'assemblée constituante , professeur de grammaire générale à Técole centrale des Hautes -Alpes , et principal du collège de Gap, naquit dans cette ville en Tannée i7kS et y mourut le 29 avril 1810. Qui de nous n'a été à portée d'apprécier les hautes connaissances littéraires et scientifiques de M. Tabbé Rolland , l'austérité de ses mœurs , la gravité de son maintien , la douceur de son caractère , toutes les vertus sociales et domestiques qui le plaçaient , si non au-dessus , du moins à côté de tout ce que la ville de Gap renfermait
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alors de plus recommandable ! Ses amis et ses émales feu M. Farnaod , ancien secrétaire général de la préfecture , et M. le baron de Ladoucette , ancien préfet de ce département , Tun dans réloge qu*il lui consacra peu de temps après sa mort , le second dans son estimable ouvrage sur les Hautes-Alpes publié pour la seconde fois en iSZh^ ont parlé avec effusion des sentiments qu'il leur avait inspirés , et ont fait connaître ses nombreux travaux littéraires. Je me borne à signaler ici le Dictionnaire des expressions t^ideuses usitées dans les Hautes et Basses-Alpes , ouvrage qui fut couronné en 1809 par la société d émulation des Hautes-Alpes*. M. Rolland fit insérer plusieurs morceaux en prose et en vers dans les Mélanges publiés par cette société , et concourut , avec iMM. de Ladoucette et Famaud, à la rédaction et au succès d'un journal d'agriculture qu elle fit paraître de 180<^ à
Pierre-Antoine FARNALD que je viens de citer , et dont la ville de Gap déplore la perte
« t vol. 6<v> c/kes /. AXHUr^ fSlO. — Vmàan da piéacnt oposcDie possède coeoie te OMind^ framiiMilivfMvItdiclé à ses élèves pvM.l'UiMRoDand, stors qaH inofesiiit è réeote eentnte desHailes-Alpes.
* PElClS DB L'HlSTOlftB '
récente , après avoir été employé dans les impositions indirectes , fut nommé secrétaire * général du directoire du département , le 5 décembre 1795. 11 exerça cet emploi sous toutes les formes
de gouvernement qui se succédèrent .en. France jusqu'en 1815 , époque à laquelle il fut remplacé par M. Faure , de Chabottes ; mais , lorsque les secrétaires généraux de préfecture , d'abord supprimés, furent rétablis , M. Farnaud fut pourvu de nouveau de cette charge, et Texerça jusqu'à la suppression définitive survenue en ISSik, Cet estimable citoyen était dans ces derniers temps membre du conseil général du département , et de toutes les commissions charitables et administratives de la ville de Gap , et c est à lui que fut toujours confié le soin d'en rédiger les actes en qualité de secrétaire. Comme écrivain, les Hautes- Alpes n'ontà lui opposer que l^C^^/ie^ieA/^ier^ (M. labbé Pellegrin, son ami). Sa plume tôujours correcte , élégante et facile s'est exercée dans. bien des genres. Les Mélanges littéraires publiées par la société d'émulation des Hautes- Alpes , alors que M. le baron de Ladoucette l'excitait de son sèle et Téclairait de ses lumièresi contiennent plusieurs pièces, en prose et en vers 4e M. Farnaud. £n Tan Yl, il s était occupé d'une statistique ou Description des Hautes-
Alpes qui lui valut les éloges de François de: Meufchâteau , alors ministre de 1 mtérieur^ qui n'a été égalée que par celle que publia quelques années plus tard M. Boonaire^ pgremier préfet de ce département. Je passe sous, silence les divers mémoires rédigés par notre secrétaire général pendant la longue durée de ses .fonctions administratives*, et les Annuaires qu*il publia à différentes époques ; mais je donnerai le titre ^'ouvrages plus sérieux , dont la plupart traitent de Téconomie agricole de notre département: 1° Observations sur la refonte des Matrices de râles de la Contribution foncière* (Broch* in-8* GiHp , an IX) ; ^ Essai sur toui^erUire dtun canal à puiser dans le Drac d'Orcières pour arroser le territoire de la ville de Gap. ( Broch. in-8^ Gap an X. 1802 ) ; 3^ Notice sur M, Rolland ^ ex-constituant. (Broch, in-S** Gap Exposé des améliorations introduites depuis environ cinquante ans dans les diverses branches de l'économie rurale du département des •Hautes- Alpes. (1 vol. in-S** Gap 18il ) 5« Mémoire sur l'histoire des canaux d arrosage dans le département des Hautes-Alpes. ( 1 voL^jn-S** Paris iSfl ). Ce n^est pas ici le lieu d*examiner le mérite de ces ouvrages dont quelques-uns , a - 1 - on dit , présentent plus d'élégance et
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d'harmonie dans le style que de profondeur dans les Tues ; les deux derniers furent couronnés « l'un, parla société d'agriculture de la Seine; lautre , par la société royale et centrale d'agriculture , et valurent à leur auteur deux médailles d'or du prix de 500 francs : sous tous les rapports , c est faire leur éloge. — M. Farnaud a terminé à Gap son honorable et religieuse carrière le il août 18^2: il était né dans cette ville au mois de mai 1766.
Telles sont les intelligences privilégiées que la ville de Gap vit s'élever dans son sein aux diverses époques que nous avons parcourues. Mais hélas! aucune d'elles n a pu encore trouver place dans la Biographie universelle !