LIVRE III
CHAPITlii: l'HKMIEH
La liausse des prix fut naturellemenl nuisible aux uns et profitable aux autres. Elle l'ut nuisible à eeux qui se trouvaient créanciers de sommes ou redevances périodiques en argent en vertu de contrats antérieurs perpétuels ou de longue durée : tel était le cas d'une partie de la noblesse. De plus, comme cette hausse ne s'étendit pas immédialemenl et uniformément à toutes choses, elle fut nuisible à ceux qui, achetant plus cher ce dont ils avaient besoin, n'avaient à vendre que des marchandises ou des services n'ayant pas renchéri ou n'ayant pas renchéri dans les mêmes proportions : ce fut le cas surtout des ouvriers (1). Ici encore, nous nous en référons aux travaux de M. d'Avenel ; nous nous contenterons d'en extraire, pour les mettre en parallèle, les prix de l'hectolitre du blé et les variations des salaires de quelques catégories d'ouvriers, au cours du xvi« siècle.
Prix de riieclolilre de blé.
4fr.
7 fi-.
12 fr.
20 fr.
Salaires.