‹ Précis de l'histoire du Moyen Âge par m. des MichelsChapitre 7 sur 75 · Pendant que Sigebert défendait l'Os · texte numérisé non relu

Pendant que Sigebert défendait l'Os

trasie contre une invasion des Avares, Chilpëric lui enleva quelques villes contestées. De là naquit une première guerre Civile de peu d'importance. La réconciliation des deux princes fut suivie d'une double alliance qui semblait devoir resserrer leurs liens domestiques. Sigebert et Cliilpéric épousèrent deux sœurs,' Brunehaut et Galswintbe, filles d'At liait agi Ide, roi des Visigoths. Mais le roi de Soissons ayant fait périr sa femme pour épouser la sanguinaire Frëdégonde, Brunehaut jura de venger sa sœur et de punir l'usurpatrice. . ,

Guerre civile, 667- S7S. — L'inimitié de Brunehaut et de Frédégoude alluma une guerre intestine qui devait déchirer la France pendant un demi-siècle, et remplir fa maison royale de haines et de crimes. Les Ostrasiens battirent les JS'eustriens sur tous les points, et Chilpëric fut assiégé dans Tournai. Mais un émissaire de-Frédégonde assassina Sigebert au moment où il était proclamé roi par les Keustriens. Chilpéric recouvra son royaume. Brunehaut fut retenue captive, et son jeune fils Childebert, soustrait à

la vengéhrtce de Frédégonde, fut ramené eft Ostrasie, Où les Leiïdes s'emparèrent du gouvernement.

Incursions des Lombards, S72-678. Ces barbares, récemment arrivés en Italie sous la conduite d'Albtttn, passèrent plusieurs fois les Aines, et s'avancèrent jusqu'au Rhône par les t allées de l'Isère et de la DilraQce. Amatus, patrice de la Bourgogne) mourut en les combattant. Son successeur, Mutnmol, les battit près d'Ëstoublons, et les força à repasser eu Itulie, 878. — - Quelques années après, Childebert IL, allié de l'empereur Maurice, alla. exercer de justes réprésailles sur les ferres des Lombards qui furent Soumis au tribut jusqu'en 817. i

SÔité de la guerre cMlts\ 576, etc. — Gontran, voulant arrêter les empiétemens de Chilpéric, adopta Childebert H, qui méconnut ses bienfaits, et fit ai- Ifance avec le roi de Soissons. Cependant la paix fut couclue. Mais Frédégonde, pour régner sans partage, iït assassiner son mari en 684, et gouverna sous le nom de son fils Clotaire H, à peine âgé de trois ans. Les désordres recommencèrent, et 1» guerre fut rallumée dans le midi par l'usurpation éphémère de Gutidovald, et par une entreprise des Francs sur la Septimanie, qui resta au pouvoir des Yisigoths.

Traité d'Andelot, 687-. ■■- Pour satisfaire les intérêts-divers et prévenir de nouveaux troubles, Gontran ( Childebert et Bruuehaut conclurent, de concert avec lés séigneurs, le célèbre traité d'Andelot, qui assurait au roi d'Ostrasie la succession du roi de Bourgogne, et qui laissa aux Leudes la possession héréditaire de leurs bénéfices. Childebert ne jouit pas long-

temps de l'héritage de son oncle; et ses deux fils, Théodebert II et Thierri II, divisèrent de nouveau la Bourgogne et l'Oslrasie un moment réunies.

802. — Après avoir dépouillé Clotaire II d'une partie de ses États, les deux tils de Childebert II marchèrent contre les Basques on Gascons <pii avaient quitté les montagnes de la Cantabrie pour envahir la Novempopulanie. Celte peuplade belliqueuse se soumit à la souveraineté des rois mérovingiens, et reçut pour duc Genialis.

Fin de la guerre civile, 605-613. — La guerre éclata entre Thierri II et Théodebert II, à l'occasion de l'Alsace, dont ils se disputaient la possession. Théodebert, vaincu à Tolbiac en 612, Ait décapité par ordre de son frère, qui mourut lui-même l'année suivante. Brunebaut, secondée par le patrice Protadius, essaya en vain d'assurer la couronne à un fils de Thierri ; Clotaire II reprit le dessus, et attira à lui les Leudes ostrasiens, dont Brunebaut avait réprimé les prétentions par les mesures les plus violentes. Cette \ieille reine, livrée an fils de Frédégonde, fut condamnée à un cruel supplice.

613-628. — Clotaire II réunit toute la monarchie, et par un sage édit rendu à Paris dans une assemblée nationale, il réforma le royaume, et assura la paix publique, qui ne fut plus troublée de son vivant.

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