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d'autres. Il a été un temps où les Romains qui vouloient se perfectionner dans la belle littérature se re. tiroient à Rhodes, à Athènes ou à Mitylène, capitale de l'île de Lesbos.
Le vin de Lesbos servit un jour à Aristote pour apprécier le mérite de deux grands hommes. On lui demandoit auquel il donnoit la preference de Meénédème de Rhodes, ou de Théophraste de Lesbos. Il se fit verser du vin des deux endroits, le goûta, et dit : «Tous deux sont excellens, mais le vin de Lesbos l'emporte. »..
Elle a été peuplée comme les autres îles par des colonies, dont les chefs ou conducteurs devenoient rois. Ensuite la démocratie s'établit ; puis toutes les villes affectèrent la supériorité sur leurs voisines; de là les guerres civiles qui ramenèrent la royauté, ou, comme on l’appeloit en.grec, la tyrannie. Pittacus, qui avoit chassé un tyran de Mitylène, fut prié par les habitans de prendre le sceptre. Il gouverna avec beaucoup de sagesse; plusieurs de ses jugemens furent gravés sur les murs du temple d’Æpollon à Delphes, comme des oracles de justice. Une de ses lois paroîlra sévère : c'étoit que toutes les fautes commises dans l'ivresse seroient doublement punies.
Les Lesbiens ont cte engagés dans toutes les guerres des Perses, des Athéniens, des Lacedemoniens , de Mithridate, des Romains. La réputation morale des homnes n'éloit pas bonne, celle des femmes l'étoit encore moins. En général, on disoit une vie
lesbienne pour une vie débauchée. On appelle cette IL, D.
le Metelin ; elle en a autour d'elle plusieurs petites peu intéressantes.
On ne pourroit que répéter du gouvernement de Chio ce qu'on a dit des autres villes, monarchie, tépublique, tyrannie, sujetion à des insulaïrés voisins ou à de grands empires : c'est toujours le même cercle sans aucun trait saillant. On remarque seulement qu'ayant acquis par une trahison et un sacrilège un terroir très-fertile, ils se firent long-temps scrupule d'en employer le produit dans leurs sacrifices. Ils ex regardoient les fruits et les blés comme profanes, et comme indignes d’être offerts aux’ dieux ; mais ils ne poussèrent pas la délicatesse jusqu’à ne point faire servir ses productions à leur profit. Chio est le centre de huit ou dix petites îles.
Esculape , dieu de la médecine, avoit un beau temple à Cos , et dans cette île étoit honoré d'un culte particulier. Hippocrate, restaurateur de cette science, y naquit. Æomère l'honore de l’épitkète de bien peuplée. Hippocrate, Xénius ; et d’autres faiMmeux médecins qui se sont formés dans cette île n’existoient pas encore lorsqu'elle mérita l’épithète à’ Homère. Le médecin de l'empereur Claude, nomme Xénophon, qui se prétendoit descendant d'Esculape, obtint de cet empereur l’exemption de tout impôt pour le lieu de sa naissance. Ainsi Cos a plus d’une obligation à la médecine. Cette île se glorifie de la naissance d’Æpelle. 11 y fit son magnifique tableau de Fénus sortant de la mer. Cos a été monarchique, démocratique, et sujette des Romains. On
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faisoit à Cos une ctoffe si fine, qu'elle étoit parfaitement transparente. Les dames romaines l’estimoient beaucoup. Or dit que Visnie, très-petite Île, a ete détachée de ‘os. Carpatus, qui n'est guère plus graude, a eu, dit-on, trois villes. Beaucoup d'autres îles de ces parages doivent étre regardées, pour leur petitesse, plutôt comme des rochers que comme des îles. Cependant la douceur ‘1 climat, et la fertilité du peu de terre qu'on y trouve, y ont attiré des habitans.
Théra, près de Crète. doit son nom à TAéras, Lacédémonien , qui y transporta quelques descendans des Argonautes , dont on raconte l'aventure suivante. Ballottés par la mer , ils arrivèrent sur le territoire de Sparte. Les habitans les reçurent bien , et leur donnérent non- seulement des terres, mais même des femmes. Ces aventuriers conspirèrent contre les propriétaires, et voulurent se rendre maîtres de tout le pays. On découvrit le complot : ils furent tous saisis et condamnés à mort. La s:utence devoit s'exécuter le lendemain. Les femmes demauuèrent la permission de dire le dernier adieu à leurs maris, Cette grâce leur est accordée, elles en profitent pour changer d’habits avec eux et les faire évader. Un roi de Sparte, nommé Théras , qui , après avoir abdiqu® la royauté, s'ennuyoit d'être sujet, proposa de réunir ces ctrangers et de les transporter hors des terresde la république. Il se mit à leur tête, et lie où il le débarqua prit de lui le nom de Théra.
Céos éloit si peuplée, qu'on y fit une loi d'après
laquelle tous ceux qui passoient soixante ans devoient ue empoisonnes, afin que les autres eussent de quoi subsister. Il est vrai qu'il étoit perwis à ceux qui ne vouloient pas se soumettre à la loi de sortir de l’île quand ils avoient atteint l'âge indiqué , mais ils ne pouvoient rien emporter avec eux. Les habitans de Julie, ville de Ceos, étant assiégés par les Athéniens, se proposèrent de massacrer tous les petits enfans , ‘afin de n'être pas détournés du soir de se défendre par lobligation d’avoir soin d'eux. Les Athéniens, instruits de cette résolution, aimèrent micux lever le siège. Céos est la patrie de Simonide , qui fit le premier des vers qu'on chantoit aux funérailles. Cythus, près de Céos, a des bains chauds.
Sériphe, hérissée de rochers, semée de mines de cuivre qui en rendent l'air malsain, fertile uniquement en ognons , sa principale production , étoit le lieu où ies empereurs envoyoient ceux qu'ils vouloient punir de l'exil le plus désagréable. Un de ces exilés demanda un jour à un Sériphien quel crime pouvoit faire bannir de Sériphe : « Le parjure, répondit-il. — Faites donc » bien vite un faux serment, reprit l'autre, pour étre » banni d'un lieu si exécrable. » Æuguste y envoya un orateur qui parloit avec trop de liberté. Dix-sept ans d’exil dans l'île de Crète n’avoient pu le guérir de
ce défaut.
Mélos pourroit jouir de quelque considération auprès des athées, si véritablement il se trouve de ces insensés , parce qu’elle est la patrie de Diagoras , qui
a nié le premier l'existence des dieux. On estimoit
sonalun, gale, ma Siphan première tans les c: les forcen vernes d'( paros. Il rières de la végéta Naxo en excell l'honneur les plaine ricrs, de marbre, de veine:
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Paros paremme d'endroit de statue de Parr sont tot puissant qui se re petit co plus mo
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