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son alun , son miel , et ses eaux qui guerissoient de la gale, mais qui causoient l'hydropisie.
Siphano et l'#rgentière avoient des mines, la première de plomb, la seconde d'aisent. Les habitans les cachent , dit-on, de peur que les Turcs ne les forcent d'y travailler. Torrnefort a décrit les car
vernes d'Oléatus , plus con is le nom d'A#ntiparos. Il paroît que ce s origine, des carrières de marbre. Elles o des lumières sur
la végctation des pierres.
Naxos a cté une île florissante, guerrière , fertile en excellens vins, ornce d'un temple superbe en l'honneur de Bacchus. Les fruits y sont délicieux , les plaines couvertes d'orangers, d'oliviers, de mûricrs, de figuiers. On y trouve des cèdres. Son marbre, qu'on estime beaucoup , est vert, tranche de veines blanches. Les Athéniens l'ont subjuguce en ont éte chasses , y sont revenus. Elle a subi sous les Romains le sort commun.
Paros est célèbre par ses marbres. La matière apparemment avoit invite les ouvriers, car il y a peu d'endroits où l'on trouve autant de débris de colonnes, de statues, d'architraves, de piédestaux ; les murailles de Parréchia, bâties sur les ruines de Paros, en sont toutes composces. Elle s’appeloit ile opulente, puissante, heureuse. Elle étoit fière de ses richesses , qui se réduisent actuellement au produit d’un trèspetit commerce. Elle est la patrie tn le plus mordant des poëtes satiriques.
Syros abondoit en vin, en blé et autres comes -
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tibles. L'air y est très-sain. Elle est la patrie de PAc récide , un des plus savans philosophes de l’antiquite, disciple de Pittacus, maître de Pythagore; le premier , dit-on , qui a écrit en prose, qui observa les révolutions de la lune, prédit les éclipses, enseigna publiquement le dogme de l’immortalité de l'âme et celui de la transmigration, qu'il tenoit des Phéniciens. Mycone, Andros, Cyrus, Théos , et d'autres Îles adjacentes n'offrent rien de remarquables que de bon vin et de belles ruines.
Trois temples s'élevoient. dans l'île de Délos : le premier consacré à Latone, le second à Diane, sa fille , et le troisième à Apollon. Ce dernier étoit un des plus superbes édifices de l'univers. Ce dieu y rendoit des oracles: fort estimés pour leur clarté, pas autant néanmoins que ceux de Delphes , qui étoient fort obscurs, mais qu'après l'événement on. appliquoit plus sûrement par la raison même de leur obscurité. Ce temple occupoit une grande partie de l'île. L'île elle-même étoit un asile non-seulement pour les particuliers, mais aussi pour les nations. On a vu des armées ennemies s'y rencontrer , et ne commettre l’une contre l’autre aucune hostilité par respect pour la sainteté du lieu. Tous les Grecs concoururent à la construction du temple, et de ses magnifiques’galeries, dont les ruines portoient encore les noms de plusieurs rois qui ont contribué à ce travail. Ils y énvoyoient des dons présentés par des députations solennelles. Aujourd’hui quelques curieux y vont chercher les traces des anciens monumens.
de Phée l'antihagore; observa , énseide l'âme Phenid'autres
que de
os : le inc, Sa toit un dieu y clarté, S, qui ent on: de leur rtie de lement ations.
sttne té par Grecs de ses encore ce traar des urieux mens.
La térre est si couverte de décombres , de ruines et d'épines, qu'il n'est pas possible de la cultiver, H n'y a pas un habitant. Voilà Délos ancienne et moderne. es
Après Syros, où Æchille vécut quelque temps déguise en fille dans la cour de Zycomède, on passe quatre petites îles peu importantes, et on arrive à Lemnos, consacrée à Fulcain , et demeure des premiers forgerons. Junon , sa mère, y étoit aussi invo+ quée. Tous les ans on lui sacrifioit une jeune femme. Une terre qu’on appelle sigillde, parce que les sacs qui la contiennent sont marqués d’un sceau , a toù+ jours été regardée comme un excellent remède contre les poisons, les morsures de serpens, les blessures et le flux de sang. C'est une espèce de chaux que les anciens alloient chercher avec des cérémonies religieuses. Les Grecs modernes en pratiquent aussi en la ramassant. Une grande partie de cette terre est énvoyée au grand seigneur ; le reste est vendu à son profit. Il est défendu aux habitans d'en garder sous peine de mort. Il y avoit aussi à Lemnos un laby+ rinthe, qui étoit un magnifique édifice. /mbros et Thasos ont eu des mines d’or. |
L'île de Samothrace étoit fameuse par les hon= neurs qu'on y rendoit aux dieux Cabiri. Les savans ne sont d'accord ni sur l'origine de ce mot, ni sur ce qu'il signifioit. Selon toutes les apparences , on entendoit par là des dieux très-puissans: De tous les sermens , celui par lequel on attestoit les dieux de Samothrace étoit le plus sacré. Les cérémonies de
l'initiation ne doivent pas être oubliées ; on y trouvera quelque ressemblance avec celles qu'on prétend être pratiquées dans une société fameuse de nos jours. On plaçoit sur une espèce de trône celui qui devoit être admis. On le ceignoit de rubans couleur de pourpre ; on le couronnoit de lauriers ; ensuite les prêtres.et les spectateurs dansoient autour de lui. La danse finissoit par des exécrations prononcées contre ceux qui révéleroient ce qui se passoit dans les assemblées. IL est à remarquer que l'attribut d’un Cabiri, tel qu'il se trouve dans les, médaillés, étoit un marteau.
On chercheroit en vain dans: Corcyre les jardins du roi Alcinoüs ; mais à côté d’un terrain sablonneux et stérile on en trouve un autre abondant en arbres fruitiers, oliviers, figuiers, vignes, et en belles moissons. Ce sont là les vrais jardins. On en trouvera de pareils dans Leucade , dans Cythère, dont le nom réveille des idées riantes : ; les Str zdes,.les Échinades , et une nulituie. de petites îles. La nature, en les parant de ses ornemens les. plus précieux , sembloit avoir voulu en faire des asiles de bonheur et de paix, et presque toujours elles ont éte le théâtre des guerres étrangères, ou des troubles domestiques, ou ont été envahies par les pirates.
FA gine étoit très-pierreuse. L'industrie des habitans la rendit fertile. Comme ce fut à force ‘de travailler la terre qu’ils parvinrent à la: féconder , les poëtes ont supposé qu'après une peste qui dépeupla le pays, les dieux y mirent des hommes connus sous
y trou-
prétend DS jours, ti devoit leur de suite Jes e lui. La es Condans les ut d'un es, ctoit:
jardins sablonant en n belles rouvera : le nom Échinature , Écieux , onheur été le es do- Le habide traer, les peupla 1S SOUS
le nom de Mirmidons ; c'est-à-dire , qu'à des fainéans succédèrent des hommes laborieux. Solon étoit de Salamine. Enfin la longue énumération des îles grecques finira par l'Eubée , belle et grande île, qui a soutenu , comme toutes les autres, des. guerres intérieures et extérieures.
Toutes ces îles ont éprouve d’affreux ravages, des incendies , des subwersions totales de villes florissantes. Alternativement oppresseurs et opprimes , ces insulaires s'arrachoïient tour à tour la palme de la liberté, qu'ils arrosoient du sang de leurs voisins ou de leurs concitoyens. Actuellement , flctris en apparence des stigmates de la servitude sous. le gouvernement turc, pourvu qu'ils paient l'impôt, ils mènent réellement une vie douce et tranquille. Les voyageurs qui les ont examinés de près ont retrouvé dans les hommes la délicatesse qui distinguoit les anciens Grecs ; dans les femmes, les grâces piquantes de Içurs sbolires dans lie fêtes, la décence et la gaîte : plus benrèot, si on en juge par l’histoire, dans une pareille dépendance que sous
l'égide d'une liberté toujours agitée et sanglante,
Macédoine ; entre la mer Egée, la Thessalie , la mer Adriatique et le fleuve Strymon. Terroir. Habitans. Gouvernement. Mœurs et coutumes, Lois et sciences. Discipline. militaire. Roïs : Caranusz Æropas; Amyntas; Alexandre; Perdiccas; Oreste; Amyntas Il; Alexandre 11; Perdiccas Il; Philippe ; Alexandre-le-Grand.
Saccesseurs d'Alexandre : Ptolémée ; Eumènes ; Antigone et Démétrius; Antipater; Cassandre ; Pyrrhus. Invasion des Gaulois sous Céraunus.
Philippe. Persée ; sa défaite par les Romains.
Au.fond du golfe qui contient cet archipel se
trouve la Macédoine, Ses limites ont varié suivant que la fortuné a été favorable ou contraire aux princes macédoniens. Elle s'est formée en royaume par l’agrégation de beaucoup de petits peuples dont les noms nous restent encore. On ne sait à quelle époque ce- . lui des Macédoniens a prévalu , ni s’il vient d’un roi nomme Macedo , descendant de Deucalion, ou de Migdonia , province dont on a fait Macedonia.
La Macédoine est hérissée de montagnes. Le mont Athos passe pour un des plus hauts de la terre. Il y avoit autrefois beaucoup d'autels consacrés aux faux dieux. Il est actuellement couvert de monastères. Le mont Pangœus recèle dans son sein des mines d'or et d'argent, Non-seulement les montagnes , mais la
lie s la erroir, lumes, Roës :
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Jrinces ir |’anoms le Ce= un roi ou de a.
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Macédoine entière, fournissent des bois de charpente et de marine très-estimés. On n’y connoissoit pas autrefois de déserts; maintenant moins peuplée, elle manque quelquefois de vivres. Elle n’a pas prospéré autant qu'elle auroit pu pour le commerce des mers qui baignent ses côtes, ni pour la navigation, et pour les transports intérieurs des belles rivières qui l'arrosent.On n’y connoît pas d'animaux extraordinaires, ni de raretés naturelles ou artificiclles. L'air y est vif et sain. Il s'y trouve beaucoup de vieillards vigoureux: Les plaines qui avoisinent la mer donnent du blé et de l'huile, et sont plus fertiles que le reste du pays, qui est en général trop boisé et trop montueux ; mais il nourrissoit de nombreux haras et d’excellenschevaux:
Les ancêtres de ces hommes qui devinrent ‘peu à peu maîtres dela Grèce et'ensuite dé FAsie; étoient Argiens. Arrivés dans ce pays sous la conduite d'un chef descendant d'Hercule , ils étendirent de proche en proche leur domination, autant par leur prudence que par leur valeur , en n’érigeant point de trophées après leurs victoires, et en traitant comme frères ceux qu'ils subjuguoient. Tous ces peuples se fondirent pour ainsi dire ensemble , et ne firent plus qu'une nation, dont le caractère distinctif étoit la bravoure, l'éloignement du luxe et de la mollesse.
Le gouvernement des Macédoniens est l'image d'une monarchie tempérée. Sous l'autorité des rois , ils étoient plus libres que dans la plupart des républiques de la Grèce. Sujets fidèles et même zélés, ils semblent avoir porté top loin l'affection pour leurs
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r88 MACÉDONIENS.
princes, en faisant ou adoptant des Pcrsans unc loi en vertu de laquelle non-seulement les conspirateurs, mais tous. leurs paréns. étoient exterminés. Cependant leur attachement pour les rois ne leur inspiroit jamais une soumission idolâtre. Quand ils les abordoient, ils conversoient familièrement avee eux , et les saluoient d’un baiser. Ils les aimoient et ne les craignoient pas, parce que personne ne pouvoit être mis à mort que par le jugement des tribunaux ou de l'armée.
Ces monarques étoient fort modestes dans:les ornemens affectés à la royauté. Des armes magnifiques, une chaise de parade, étoient tout ce qui les distinguoit de leurs sujets. Leur éducation étoit sévère. Ils tempéroient la majesté du trône par une douce familiarité, mangeoïent avec leurs amis, adméttoierit volontiers leurs sujets en: leur présence, et jugeoient les causes , même eelles qui n'étoient pas d'une grande importance. Tous ces usages n'ont pas été les habitudes d'un seul roï , mais des vertus qui se sont perpetuées sur le trône de Macédoine pendant plusieurs siècles.
Les Macédoniens professoient la même religion que les Grecs. Leurs priricipaux dieux étoient Jupiter , qu'ils.honoroïent comme leur protecteur; er
cule, comme le dieu tutélaire des vaillans: hommes , et Diane, comme la déesse de la chasse, qui étoit leur occupation favorite. Ils étoient attachés:'à leur religion et superstitieux. Les rois exeréoïent souvent eux-mêmes les fonctions sacerdotales ,érigeoient des
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statues ct des autels , et immoloient des victimes. Les Macédoniens ne s'écartoient des règles de la sobriété que dans les grands repas. Les femmes n'y étoient point admises. Les jeunes gens ne pouvoients"y asseoir qu'2près avoir tué un sanglicr, de bonne guerre, c'est-à-dire avec la lance, sans toile ni filets. Ils aimoient non-seulement l'exercice de la chasse , mais encore le danger auquel alors on y étoit exposé. Dans les camps, ils prenoient des leçons de force et d'adresse sous les yeux de leurs capitaines, et exccutoient une danse militaire qui ne manquoit pas d'agrément ; mais hardis soldats ; ils étoient matelots timides.
Les lois émanoient du prince; mais, pour être exécutées, il falloit qu'elles fussent conformes à l'équité naturelle. L’accusé étoit lié, ne conservoit aucune marque de sa dignité, de quelque rang qu'il fût. Jamais on neile privoit du droit de se défendre. Dans les cas douteux, la torture etoit permise , et la lapidation Je supplice le plus ordinaire. L'année macédonienne:étoit composée de-douze mois inégau:, qui donnoient autant de jours que rious en comptons dans lanôtre. Il est à remarquer que tous les quatre ans ils avoient une année bissextile. Nous ne sommes pas aussi instruits de ce qui concerne leurs connoissances dans les arts et dansles sciencés. On doit seulement fairé observer qu'ilsétoient excellens monétaires. Leurs médailles portent d'un côté le buste du prince, de l'autre le nom de la’ ville où elle a été frappée : usage utile pour l’histoire. L’exergue , quelquefois
en langue: macédonienne , fait voir que cette langue différoit absolument de.tous les dialectes grecs.
: La valeur étoit naturelle aux Macedoniens. Ils y ont ajouté une excellente discipline, et cet heureux mélange de courage et de docilite les a rendus à la fin invincibles, Souvent , cependant ; ils-ont été moins
puissans , quoique toujours aussi braves que leurs voisins ; mais dès qu'une fois le genie de leurs princes leur,eut frayé une route à de grandes conquêtes , ils les secondèrent avec.une ardeur sans égale ; et pour faire réussir leurs projets, ils se soumirent à la plus sévère discipline. Dès-lorsla guerre. devint'une occupation nationale. On naissoit soldat , et on ne recevoit d'éducation que cellé des camps.
L'armée macedonienne, dans les. temps de ses succès et de sa gloire, étoit: composée. de. Maccdoniens, qui en faisoient les deux. tiers, et: n'avoient d'autre solde que le butin. : Elle. étoit «composée en outre d’auxiliaires grecs, entretemis parleurs: républiques , et de mercenaires payés par le:roi.: L'infanterie avoit trois sortes de soldats, les uns légèrement, les autres moins légèrement, et: d'autres pesamment armés. Ceux-ci formoient. la : fameuse phalange, corps terrible dans l'attaque , inébranlable dans la résistance , aussi redoutable par-la régularité et la prestesse de ses mouvémens , quand. il s'ébranloit , que par la solidité de.sa:masse quand il:se tenait sur la défensive. | "
Quoique la plus grande suite de la ervalrsis füs composée d'étrangers, il y. avoit cependant des corps
ordre possi et le:
lange pour offici
langue s.
s. Ils y lEureux us à la é moins ie leurs princes tes , ils ct pour la plus e OCCU-
de Maccdoniens. Quand un soldat perdoit son cheval dans le combat , ou par la maladie, le capitaine étoit obligé de lui en fournir un de sa propre écurie , selon cette maxime , que l’avantage public doit l'emporter sur le faste particulier. Il y avoit des recompenses établies pour les infirmes et les vétérans.
Des boucliers et des casques de cuir cru , des épées percantes et tranchantes, des poignards , des piques, telles étoient les armes offensives des Macédoniens. Quand'le roi commandoit , et rarement ils avoient d’autres généraux que leurs princes , il ne se distinguoit :ni-par la magnificence des habits , ni par de grands équipages , ni par une table somptueuse. Jl vivoit comme le simple soldat , et cette frugalité n'a pas été la vertu de quelques rois, mais celle de tous,
. depuis le premier jusqu'au dernier.
La phalange campoit au centre, la cavalerie sur une aile ; les troupes légères sur l'autre. Le même ordre s’observoit dans les marches , autant qu'il étoit possible. Quand l'ennemi étoit rompu, la cavalerie et les troupes legères alloient à la poursuite; la phalangerestoit constamment sur le champ de bataille pour. empêcher le ralliement. Pendant l'action .les officiers, le roi même, adressoient la parole aux soldats. Ils avoient un cri.de guerre, qu'ils poussoient tous ensemble lorsqu'ils en venoient aux mains.
Jamais l’armée ne campoit qu'elle ne s'entourât d'un fossé. Les tentes ne contenoient que deux soldats. Elles étoient de cuir, taillées pour étre cousues, enflces, et servir. de: radeaux en. cas.de besoin. Le
roi n'en avoit que deux, une pour coucher, et l'autre pour recevoir ses officiers. Il n'y avoit à la suite de l'armée ni femmes, ni eufans, ni équipages de luxe. Le nombre des chariots étoit petit. Chaque soklat portoit son bagage. Telles étoient les troupes , qui , sorties d'un petit coin de l'Europe, en ont soumis une partie , ont étendu leur domination jusqu'en Afrique , et ont assujetti à leur empire toute l'Asie alors connue.
[2205.—-7093.] Caranus vint d'Argos en Macedoine avec une colonie. Le pays étoit peuplé. Il prit une ville et se mit à faire des conquêtes pour se former un royaume. Selon l'usage des vainqueurs, il érigeoit des trophées. Un heureux hasard le corri- ‘gea de cette vanité inutile. Caranus apprit qu'un lion sorti des forêts du mont Olympe venoit de détruire un de ces monumens; il se persuada que c'étoit un avertissement des dieux de ne pas irriter ses voisins en éternisant leur honte. Dès-lors il se fit une règle qu'il transmit à ses successeurs, comme. maxime
état, de ne jamais traiter les peuples vaincus en ennemis, mais de les regarder comme des sujets.
Cinq rois précedèrent Æropas , qui gagna une bataille dans son berceau. Les Macédoniens , quoique braves, se trouvoient toujours vaincus par les Illyriens, qui dévastoient leur pays. Ils s'imaginèrent qu'ils combattroient plus heureusement s'ils ctoient anhnés par la présence de leur roi ,encore à la mamelle. Les chefs le firent porter dansiJa mélce; et soit ardeur nationale, soit honte d'abandonner un
et l'aula suite ages de Chaque oupes , nt souusqu'en ce l'Asie
) Maceuple. Il es pour queurs, le corri- ’un lion détruire étoit un
voisins e règle maxime
enfant, les Macédoniens combattirent avec tant d'obstination, que les Illyriens furent defaits.
Sous ÆAmyntas arriva l'aventure , déjà racontee, des jeunes seigneurs persans , qui forcèrent ce prince à introduire ses filles auprès d'eux dans la licence d'un repas. Ælexandre, fils du roi, vengea la violence faite à son père , et prévint l'affront dont ses sœurs étoient menacées,
Cet Alexandre , qui succéda à son père, joua pendant tout son règne le rôle de médiateur entre le roi de Perse et les républiques grecques. Celles-ci lui reprochèrent quelquefois Ja duplicité qu'il mettoit dans ses négociations. On lui fit entendre qu'il seroit bien plus noble, et qu'il lui conviendroit micux de se déclarer pour le parti qui défendoit la liberté que de fléchir, comme il faisoit quelquefois, sous le joug honteux du monarque asiatique ; mais cette conduite équivoque lui procura l'avantage de garantir son royaume des ravages de la guerre, et même de l'enrichir, par le passage des troupes. On peut cependant conjecturer qu’il inclinoit pour les Grecs. Se trouvant dans l'armée de Mardonius , il les informa que les Perses devoient les attaquer. Sans cet avertissement, ils auroient éte surpris et défaits.
Perdiccas, fils de cet {lexandre , se trouva, en montant sur le trône, entre les Thraces, nation barbare, les Perses, les Lacédémoniens et les Athéniens, qui s’efforcoient tous de l’attirer dans leurs querelles, tous ennemis sourds ou déclarés. Il se défit des uns par les autres, les mettant aux prises, les secourant,