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ÉGYPTE. 335 exp iition de Syrie, fit vœu , s'il revcnoit sain ct sauf, de consacrer aux dieux ses cheveux , qui étaient très-beaux. Il rentra victorieux dans son royaume. Fidèle à son engagement, Bérénice sc fit couner les cheveux , et les déposa sur l'autel de Vénus , dans le témple bâti à Alexandrie, par Philadelphe, ex Y'honneur d'Æ#rsinoé, son cpouse chérie. Peu de temps après , par la négligence des gardiens du temple , les cheveux disparurent. Le roi, très-irrité, alioit les faire punir. Conon , habile astronome , se présente au déclin du jour. « Prince , lui dit-il, levez les yeux, » voyez les sept étoiles à la queue du dragon ; c'est » Ja chevelure de Bérénice qi a été enlevée et pla- » cce au ciel comme une constellation favorable. » Sans doute le roi voulut bien étre trompé; car la connoissance du ciel a été familière aux Ptolémées. Ils sont mûne les auteurs d'une ère qui a porté leur non. Les courtisans , à l'exemple du maître, se montrérent persuadés du miracle, et les poëtes , autre peste de cour, le célébrèrent dans leurs vers. Il nous reste sur la chevelure de Bérénice un hymne de Callimaque, que Catulle a traduite. | Évergète non-seulement fut amateur des sciences, mais il écrivit lui-même des mémoires historiques, qui étoient fort estimcs. La bibliothèque d'Alexandrie fut augmentée par ses soins. Pendant ses conquêtcs, il Ÿÿ faisoit passer tout ce qu'il rencontroit de précieux ; revenu dans son royaume, il envoyoit de tous côtes des hommes instruits , charges de lui trouver des livres à quelque prix que ce fût. Mais il ne pouvoit
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