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Une guerre qui survint força Ægrs de partir. Pendant son absence Ægésilas , qui gouverndit en qualité d'éphore, commit les violences les plus injustes. Le reuple, déjà irrité d'avoir été trompé, le chassa et xappela Léonidas. Ægis, qui étoit revenu, se réfugia dans le temple de Minerve, et Cléombrote dans celui de Neptune.
Léonidas employa toutes sortes de moyens pour tirer Ægrs de son asile; mais aucun ne lui ayant réussi, il aposta des assassins. Un d’entre eux, nommé Ampharès, avoit un intérêt direct à la mort du roi et à la destruction de sa famille, parce qu'il avoit ‘emprunté de sa mère de la vaisselle d'argent et des meubles magnifiques qu'il comptoit s'approprier paï leur mort. Au nombre de trois, ils surprirent .{g : et le menèrent en prison. De nouveaux éphores, éta-
blis par Léonidas, s'y rendirent. IL s'y trouva aussi :
quelques sénateurs dont le suffrage étoit acheté. Entre autres interrogations, ils lui demandèrent s’il n’avoit pas été forcé par Lysandre et par Agésilas à faire ce qu'il avoit fait. « Je n’ai été forcé par personne, > répondit-il; c'est moi qui ai forme le dessein, et >» mon intention étoit de rétablir les lois de Lycur- » gue. — Mais, insista l’un des juges, ne vous » repentez-vous pas ? — Non, répondit-il , la mort » que j'ai sous les yeux ne sauroit me faire repentir » d’une action noble et vertueuse. » Cette réponse fut sa sentence. Les éphores ordonnèrént qu'on l'étranglât. On eut de la peine à trouver un bourreau. Les gardes pleuroient, « Mon ami, dit le roi à l'un
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