‹ Précis de la déclinaison latineChapitre 110 sur 289 · Corpus n® 199 1. 3, 2 et 33 (p · texte numérisé non relu

Corpus n® 199 1. 3, 2 et 33 (p

calleis^. On trouve après cela Decembreis, omneis (lex Camélia, an 673)*; civets, fineis (lex de Termensibus , an 683) ^ ; à Pompei une inscription porte Octobreis (an 676), à Furfo une autre porte ÔMmc^iV^f 5 (an 696)*. Enfin, en Tan de Rome 705, nous rencontrons dans la lex Rubria l'accusatif pluriel Alpeis ^ ; puis la terminaison eis ne reparaît plus, car si nous en trouvons encore trois exemples dans l'index de Hiibner, à la page 604 du premier volume du Corpus (ce sont les formes tristeis, turreis, baseis, qui appartiennent à des inscriptions sans date), tous trois remontent au septième siècle de Rome, ou tout au moins au commenceraentduhuitième®. Quant à l'archaïsme civeis, qui se rencontre dans une inscription africaine du temps de la décadence, c'est à cette époque une curiosité^. On peut remarquer que tous les accusatifs en eis cités dans ce paragraphe ont un thème en i.

136. Dans les manuscrits, quelques accusatifs pluriels en eis nous ont été conservés d'une manière certaine. Ainsi dans le texte de Plante, dont nous devons la première rédaction au septième siècle de Rome, aureis, omneis, liteis, plureis ® ; dans Salluste encore, au commencement même du Catilina, les Romains lisaient omneis homines (Charisius nous atteste d'autre part que les premiers mots du chapitre 51 étaient omnes homines"^) ; et dans les contemporains de Salluste des formes analogues. Mais si sous Néron le tragique Pomponius Secundus a prétendu qu'on devait dire omneis et non omnes, comme nous le rapporte Charisius, nous sommes certains que cette théorie réactionnaire venait cent ans trop tard, et qu'elle n'obtint aucun succès*^.

137. On vient de voir que les témoignages des inscriptions (j'entends ceux qu'on ne peut d'ailleurs révoquer en doute) ne nous montrent d'accusatifs en eis que pour des mots qui avaient un thème en i, comme fini, Genuati; ces témoignages sont

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