‹ Précis de la déclinaison latineChapitre 112 sur 289 · Orelli 7421. Corpus inscr. Latin. 2 n · texte numérisé non relu

Orelli 7421. Corpus inscr. Latin. 2 n

potttique d'Auguste (monument d'Ancyre), les accusati& pluriels sont pour la plupart terminés en es, fines, gerUes, labentes ; il y en a sept en iSy finis , omniSy currulis, pluris, agentis, inferentis, consulis. Les six premiers mots, au moins à certains cas, appartiennent à la déclinaison en i, consul seul suit partout ailleurs la déclinaison à consonne ^ Dans les &stes de Préneste on lit omnis calendas *. Dans deux inscriptions du recueil d'Orelli qui datent à peu près de Fan de Rome 754 les deux accusatifs pluriels civis et turris sont écrits avec l'a longa ^ ; de même dans Yelogium 20 annos tris *. Enfin le discours de Claude à Lyon porte pluris, mais aussi fines. — Pour le reste de l'époque impériale, aucun travail ne nous permet encore d'embrasser d'un coup d'œil rapide les nombreux matériaux que les inscriptions nous offrent. On ne devra pas oublier en les étudiant que la langue vulgaire confond trèssouvent Yi et Ye, et que, par conséquent, on ne doit point tirer à la légère des conséquences des particularités orthographiques qui s'y rencontrent. Il me suffira de citer le génitif eiiusdem condiciones, qui se trouve à côté de eiiusdem condicionis dans un document officiel du règne de Domitien.

139. Les témoignages des grammairiens sont d'accord avec ceux des inscriptions pour prouver 1^ que la désinence de l'accusatif pluriel était es aussi bien pour les thèmes en i qua pour les thèmes à consoane ; 2" que is était une désinence secondaire réservée aux seuls thèmes en z. Ainsi Varron déclare qu'il entend hos montis, hos fontis, mais aussi hos montes, hos fontes; gentis, mais aussi mentes, dentés^. Varron n'adniettait que la formes urbes ; Virgile employait tantôt urbes et tantôt urbis, et Probus ramène ces in(X)nséquence8 du poète à des considérations purement euphoniques. Asper disait que quand Yi subsistait au génitif pluriel il devait être conservé aussi à l'accusatif. Pline niait ce que Varron et d'autres avaient afBrmé, c'est-à-dire qu'il ne voulait pas que les noms qui ont le nominatif et le génitif singuliers en is, le génitif pluriel en ium, pussent faire des accusatifs pluriels en eis; et (du moins si j'interprète bien les renseignements que CJiarisius* nous donne) il

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