‹ Précis de la déclinaison latineChapitre 113 sur 289 · Gharisius 129, 27. — Tr · texte numérisé non relu

Gharisius 129, 27. — Tr

exigeait pour ces noms la tenninaison is, Charisius lui-même réclame un accusatif pluriel en is pour les noms en is dont le datif singulier est en i et a le même nombre de syllabes que le nominatif; ainsi caelestis doit feiire hos caeleséis. C'est de cet accusatif qu'il fait dépendre la forme du génitif pluriel : si Tun était en is, l'autre devait être en iumK Priscien a une doctrine moins absolue : suivant lui 1^ les noms dont le nominatif singulier est semblable au génitit comme omnis, font à l'accusatif pluriel ordinairement is et plus rarement es; 2° les noms en er, nSy rs font is fréquemment {céleris, fontis, partis), les noms en œ rarement (tenaœ tenacis) ; 3** certains noms ne font presque jamais à l'accusatif pluriel is bien qu'ils fassent au génitif pluriel ium (civitas civitatium has civiiates ) *.

140. Les manuscrits ont assez peu d'autorité dans la question d'orthographe qui nous occupe quand ils se trouvent en contradiction avec les inscriptions et les grammairiens; ainsi on doit leur laisser les accusatife pluriels comme le religionis que Lachmann, trompé par une copie fautive de la lex Corne-lia, avait cru pouvoir admettre, et qui à toutes les époques fut étranger à la langue classique ^. Nous ne pouvons compter sur l'authenticité des formes que nous donnent les manuscrits qu'autant qu'elles peuvent se concilier avec des résultats aujourd'hui parfaitement certains. 0. Keller a essayé'* d'établir des règles fixes sur l'emploi de la terminaison is dans les poètes du temps d'Auguste, et il a voulu tirer ces règles de la collation des manuscrits, qui sont en partie médiocres : sur tous les points de détail pour lesquels nous ne pouvons pas recourir à des principes formellement énoncés par les grammairiens de l'antiquité, on peut encore douter et probablement on doutera toujours que ses tentatives aient été heureuses. — Il y a du reste bien des cas où il est très-permis de se fier aux manuscrits; si par exemple ils nous donnent tous et sans variante tris aux vers 580 et 650 des Bacchides de Plante, et très au vers 832 , rien ne nous empêche de croire ces formes authentiques ^.

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