Rheinisches Muséum
5. Pour avoir un aperçu général de la manière dont les mss. emploient la terminaison », on n'a qu'à parcourir les exemples suivants, tous tirés du Miles gloriosus do Plante : legionis, 17. 224. virtutis, 32. 655. 1027. moris, 40. latronis, 74. meretricis^ 93. aedis, 121. 310.
141. Vis vh^es viris. — Lucrèce, et comme lui Salluste et Messalla, disaient vis multas au lieu de l'accusatif pluriel ordinaire vires. Ce dernier est aussi écrit viris dans Plaute et dans Lucrèce lui-même.
142. Résumé, — Les résultats généraux de l'étude qui précède, autant qu'on peut les formuler avec précision, sont ceux-ci: 1® Trois classes de thèmes — les thèmes en i proprement dits d'abord, ensuite les thèmes terminés par une consonne, mais issus de thèmes en i tronqués, comme lit qui dans le nominatif /t> remplace le tiième complet liti, troisièmement enfin les thèmes terminés originairement par une consonne, mais qui à divers cas ont fini par prendre des désinences de la déclinaison en i, comme amant qui forme amanti-um et amanti^a, — ont changé de bonne heure la terminaison es de l'accusatif pluriel en eis et is. 2? Pour un certain nombre de mots (ainsi omnis^ finis y turris, pluris, Decembris), pendant la période où fleurit la littérature, la terminaison is a été manifestement préférée à la terminaison es ; mais jamais la forme en is n'a été employée d'une manière absolument exclusive. 3° Quand le th^e est purement et simplement un thème à consonne, conjme sermon, la forme en es est seule classique; et qui voudra emprunter aux manuscrits un accusatif pluriel comme sermonis aura d'abord à produire quelque autorité plus acceptable : celle de la latinité la plus mauvaise ne peut suffire.