‹ Précis de la déclinaison latineChapitre 121 sur 289 · Ritschl, Monumenta epigraphica tria p. 29 et vu · texte numérisé non relu

Ritschl, Monumenta epigraphica tria p. 29 et vu

grammaticale, écrivait systématiquement par uu le génitif du singulier aussi bien que le nominatif et l'accusatif du pluriel ^ : il se peut que nos exemples épigraphiques aient leur source dans cette théorie de Pline. Ce qui nous permet de voir combien Forthographe uu fut répandue dans cette déclinaison en w, c'est q«e des formes à terminaison longue comme le génitif conventuus ^ elle a passé jusque dans des formes à terminaison brève comme le nominatif singulier socruus '^.

151. îferminaworw û(s), os, uis. — Quant au génitif classique en ûs (sumptûs, fructûs), formé par contraction, nous le trouvons dès le début de la littérature. Le génitif senatus en particulier ne se présente qu'assez tard : il y en a deux exemples seulement dans les inscriptions de la République, et ni Tun ni l'autre n'est antérieur à Sulla ^, Senatus est du reste employé constamment dans le testament politique d'Auguste (monument d'Ancyre), et il continua de l'être pendant l'époque impériale. — La contraction se faisait aussi en os : Auguste, d'après un témoignage de Suétone confirmé par Marius Victorinus, écrivait toujours domos pour domus au génitif singulier^. On peut "comparer à cette contraction celle de quattuor en quattor^. De même en nouvel ombrien Yo du génitif tri for remplace Yu du vieil ombrien tri/us (= latin tribus. Du thème trnfu), — On connaît un exemple unique de la chute du s, unique du moins au génitif des noms masculins ou féminins : c'est senatu pour sena-tus dans le titulus Aletrinas, qui date à peu près de l'an de Rome 620 ^

1. Detlefsen, dans les Symbola philologorum Bonnensium, Leipzig 1864, p. 712 sqq.

î. Corpus inscr. Latin, 2 n» 2416.

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