MUes gloriosus
liae Larispater, Il ne reste dans le texte actuel de Térence aucun exemple de la terminaison m, quoique Bentley l'y ait introduite à plusieurs fois *. 11 n'y a pas à chercher cette terminaison disyllabique dans les monuments épigraphiques de l'époque des Gracques, quoique la leœ repetundarum nous présente encore les formes graphiques quaerundai et faciundai '. — Mais dans la poésie dactylique continuèrent de vivre les mêmes formes qui disparaissaient de la langue populaire. Lucrèce les aime visiblement : il àiimateriai, purpureai, gelidai^; il met au commencement d'un vers Iphiandssal, au milieu d'un autre patriai tempore iniquo ^ ; plus fréquemment le génitif en âî, ferai ou viai^ termine l'hexamètre ^. Virgile met encore à profit les ressources de versification de l'ancienne école quand il écrit aurai, aulai, pictai, aquai. — Les deux syllabes ât avaient commencé par se contracter en une diphthongue ai; ensuite celle-ci s'obscurcit en ae. Dans l'hexamètre non aevo eœsacto vitdi es tr^aditus morti le génitif vitai a encore trois syllabes ; le génitif pulcrai n'en a que deux dans le senarius heic est sepulcrum hau pùlcrum pulcrai /%minae^. Dans un autre senarius, qui date de l'époque impériale, vitai doit également compter pour deux syllabes : Pridpus ego sum, môrtis et vitai locus''. Déjà du reste dans la métrique dramatique du sixième siècle de Rome la contraction de ai est de règle. On a supposé que Varron avait écrit, dans des iambes, viscùni fugdi lineamque cômpedam; mais le génitif pluriel fugarum me paraîtrait ici bien moins hasardeux que le singulier fugâl : les manuscrits de Nonius donnent fuge ou fugam^. En général, les tentatives fréquemment renouvelées dans ces derniers temps pour retrouver au septième siècle une terminaison àï disyllabique dans d'autres mètres que les vers dactyliques, ont à mes yeux complètement échoué.
162. Ai simple signe graphique. — Depuis bien longtemps la terminaison du génitif se prononçait ae^ qu'on se servait