Varron, Parmeno 1 ; Nonius p. 28 et
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encore de Tèpel ai : ce n'était plus qu'un signe traditionnel. Nigidius employait ce signe pour distinguer le génitif huiiLS terrai du datif huic terrae^ ; d'autres, inversement, terminaient le génitif en ae et le datif en ai *. Dans uû elogium qui date de rèpoque d'Auguste, nous lisons ad Murciai^. Claude, et d'autres avec lui, écrivaient au génitif comme ailleurs Agrip^ pinaij publicai : c'était pour eux un système de remplacer ae par ai afin de rapprocher l'orthographe latine de la grecque.
163. Thèmes masculins. — Nous constatons encore que quelques noms masculins en a ont subi au génitif singulier les mêmes changements qui affectaient les féminins : ainsi Névius a dit Aenedi, Lucrèce quidve Mpectora tergemini vis Geryondi ^ ; mais nous trouvons ordinairement des formes commeAtridaey agricolae,
164. Terminaison plébéienne aes. — La terminaison disyllabique ai s'était changée en une diphthongue ae. De même la terminaison plus ancienne ais donna aes : mais (et il est important d'insister sur ce point) les génitifs en aes sont relativement assez récents. On peut à la rigueur faire remonter jusqu'au septième siècle de Rome une inscription qui en contient un des plus anciens exemples, et qui est ainsi conçue : Pesceniaes Laudicaes ossa heic sita sunt ^. La terminaison aes est d'ailleurs particulière au latin des campagnes. Nous la trouvons surtout dans les inscriptions relatives aux affranchis des premiers empereurs, et très -fréquemment dans les inscriptions étrusques de Gori. La plupart des exemples que nous en possédons sont des génitife de noms propres féminins : Aurunceiaes Magnaes Faustaes Terentiaes Caniniaes Marinaes Agrippinaes Antoniaes Statiliaes Auctaes Festivaes Lepidaes; quelquefois des génitifs de noms propres masculins, car on a une fois Messalaes liberta et deux fois Midaes (en l'an de Rome 740) ; enfin on rencontre isolément des génitifs de noms communs tant d'un genre que de l'autre, annonaes et vemaes •. Tous ces génitife, du reste, de quelque nature qu'ils soient,