Corpus inscr. Latin, 1 rv
6. [Fabretti, Inscriptionum antiquarum explicatio p. 312 n® 366 : ex offlcio annonaes; — p. 296 n<» 258 : D. Furi Erotis vemaes. — Tr.]
apparttemient exclusivement aux monuments plébéiens ^
165. — Étymologiquement nous devons rapporter les génitifs récents en aes aux génitifis archaïques en ais. Néanmoins, pour qu'une terminaison dont la tradition avait été interrompue ait été ressuscitée ainsi après un long intervalle d*oubli, sans devenir d'ailleurs mieux qu'un simple idiotisme du latin vulgaire, il est nécessaire qu*un élément étranger ait exercé ici son influence : cet élément est le grec. Cela est d'autant moins douteux que nous trouvons souvent sur les mêmes monuments das formes grecqaes proprement dites comme Actes ; une même inscription porte à la fois Cerviaes et Psychés *. Là encore on distingue le nom grec du nom latin. Mais quand on rencontre des formes comme Dianes, Popilies, Prisées il devient téméraire de se prononcer sur leur nature : ce peuvent être aussi bien soit des génitifis à la grecque, soit des géniti& à la romaine où IV remplace cœ comme si souvent dans le latin vulgaire ; Dianes peut être pour Dianaes comme nostre pour nostrae ^.
165 a. Génitif en di» — On possède maintenant un exemple de génitif terminé simplement par un a : Coira pocolo ^ On ignore la valeur du nom propre : est-ce Cura ou autre chose ? Mais en tout cas l'analogie de toutes les inscriptions écrites sur des coupes, Saetumi, Aecetiai, S alutespocolom, etc. j^rouxe sûrement que ce nom est au génitif, ce qui a été l'opinion de Garraoci quand il Ta changé en Coerae.
GÉNITIF SINGULIER DES THEMES EN E
Sur le génitif singulier des thèmes en e on peut consulter
1 . M. Gorssen, Aussprache 1 p. 687, remarque qu'il est peu exact de considérer ces formes cotnme plébéiennes et surtout comme rustiques. Elles proviennent non de la plèbe urbaine ou italienne, mais de la domesticité grecque des grandes maisons. M. Gorssen y voit d'ailleurs non pas des souvenirs de la terminaison assez hypothétique ais, mais de simples transcriptions des génitifs grecs en t);. Pour exprimer la vérité d'une manière tout à fait précise, je crois qu'il faudrait dire : La terminaison aes est la déformation graphique qu'a subie la terminaison grecque t); sous l'influence de la terminaison latine ae, — Tr.