Aeneid. \, 640 : munera laetitiamque dii. — Tr
174. Géyiitif singulier en ei. — Le premier document où l'on rencontre la terminaison ei au génitif singulier est le titulus Mummianus, composé après l'an de Rome 608, et qui porte cogendei dissolvendei tu ut facilia faxseis ^ J'avais conjecturé autrefois, pour des raisons de syntaxe, qu'il y avait là une Êiute de copie, et qu'il fallait lire cogentei, — La lex repetundarum est de l'an de Rome 631-632 : elle porte populei trois fois, suei deux fois, tribuendei, et, à côté de ces formes, Latini, popliciy quanti, simpli, dupli, scribundi, consili*. La lex agraria, qui est de l'an de Rome 643, porte six fois popuii Romanei, une fois populei Romanei, une fois populei Romani et deux fois popuii Romani ; vingt-cinq fois agri et une fois agreij dix fois locei et quatre fois loci ; puhlicei et privât i; colonei, liber ei, et Latini, tanti; vinei oleive ; on y trouve enfin deux génitifs de thèmes en io, écrits par un i simple, aedifici et iudici^. Ce relevé prouve que lorsque à l'époque d'Attius on adopta le signe orthographique ei ce signe représentait simplement Vi long, et non un son mixte rappelant la diphthongue primitive.
175. Doctrines des grammairiens. — Lucilius s'appuya sur la tradition du sixième siècle de Rome : il prescrivit en effet d'écrire le génvltif singulier par i, le nominatif pluriel par ei^. Mais sa théorie n'empêche pas que nous ne trouvions encore des génitifs comme Marcei, furtei, utendei jusqu'à la fin de la république, par exemple dans la lex Iulia municipalis^ et dans Catulle. Nigidius reprit cette théorie et donna pour modèles les génitiJËs huius amici, huius magni, avec un i simple ^ ; enfin à partir de lui la règle fut observée d'une manière constante, et on termina tous les génitifs de thèmes en o par la simple voyelle i.
GÉNrriF SINGUUER DES THÈMES EN 10.
176. Substantifs. Contraction de ii en i. — Au génitif singulier des thèmes en io, Vi du thème et Vi de la désinence se
i. Corp. inscr. Latin, 1 n® 542.