NOMBRES
9. Perte du duel, — Le latin distingue deux nombres, le singulier et le pluriel. Le duel, dont l'emploi devint de plus en plus restreint dans le grec commun, et qui s'était perdu en éolien et dans les dialectes italiques, le duel ne subsista en latin que dans les deux nominatifs-accusatifs masculins et neutres ffuo et an\ho, êtyinologiquement identiques aux duels grecs cOu) et aiJisd). Le féminin et les autres cas recevaient la flexion du pluriel. Encore cette flexion s attachât-elle aussi à Taccusatif masculin dans la Inngue écrite : on ne trouve à la vérité, dans les inscriptions de la république, que duos^ et non ay/ibos-; mais, dans les poètes les plus anciens, duos et ambos sont au moins aussi fréquents que duo et Oniho, Enfin, quoique le neutre dua fut reganlé cr>mme un barbarisme '^ , c'était une forme vivante dans le parler iK)pulaire * ; et même, au temps de la décadence, elle fut admise dans la langue des lettres '\
10. Le pluriel se distingue du singulier, tantôt par des suffixes spéciaux, tantôt par Télargissement en 5 du suffixe du singulier ®.