Dans sa Sprachlehre
en vogue : c'est que les adjectifs et participes prennent la terminaison ium, qui se change en um quand ces adjectif ou participes deviennent des substantifs. Il &ut croire pourtant que les Romains ignoraient cette règle, puisqu'ils l'ont violée si souvent, et que non-seulement Plante, mais encore Horace luimême disent gerentum et recentum aussi bien que cltcentu7n ou clientum *.
204. Génitifs en uum dans la troisième déclinaison. — Non-seulement, au moins à partir du sixième siècle de Rome, le latin s'écarta des langues congénères en substituant à des thèmes à consonne des thèmes de la déclinaison en i, mais encore, oobliant l'analogie des mots formés de la même racine, il créa à côté de alitum un génitif pluriel alitumn, qui compte pour un choriambe dans Lucrèce et dans Virgile *. Je pense qu'il faut expliquer de même certains génitifs en uu77i qu'on rencontre dans les inscriptions, virtutuum^, fratruum^, et la forme mensuum fréquente dans les manuscrits^; j'ai grand'peine à admettre que le double uu marque la longueur de la voyelle.
205. Génitif pluriel en orum dans la troisiètne déclinaison. — Une autre confusion est celle des thèmes terminés par un t ou une consonne avec des thèmes en o. On lit une fois Thermensoru7n dans la leœ Antonia à côté de Thermesum et de Termensium^. Toute une série de noms neutres formée des génitifs en orum : génitifs de mots grecs, comme poematorumy génitife de mots latins, comme Compitalior^m, vectigaliorum^ anciliorum, qui se trouvent dans Cicéron et dans Horace^ ; le thème en i y avait été remplacé par un thème en io. Ludlius écrivit surpiculique holerôrum, comme Caton holeris pour holeribus^. On dit plus tard dans la langue populaire
1. Plaute, Truculentus 2, 1, 13. - Horace, Carmina 1, 10, 2. — Tr.