Corpus n
régolièrement la forme de génitif la plus courte ^ — La désinence plus récente orum paraît s'être répandue de plus en plus à mesure €[ue se développait la littérature. Dans Plante elle r^nporte déjà sur la désinence um; dans l'arbitrage des Minucius nous trouvons une seule fois Veiturium^ deux fois Veituriorum ou Vituriorum *.
GÉNrriF PLURIEL DES PRONOMS PERSONNELS.
222. — Le génitif de chaque pronom personnel, au pluriel comme au singulier, est emprunté au pronom possessif correspondant : on dit nostri (proprement, du nôtre), vostri ou vestri; le génitif du pronom réfléchi est sud comme au singulier. On lit dans une antique inscription la phrase et nostri voltus derigis inferieis, danslaqueUe on attendrait plutôt nostris^, et bien plus tard, dans une inscription du temps d'Alexandre Sèvàre, on trouve d'une manière analogue fascihus annus is nostri daius est^. Ces exemples nous conduisent à supposer que certains vers de Plante évidemment altérés, tels que postquam éxturhavU hiç nos eœ nostris aedïbus, peuvent être rétablis par la substitution de nostri à nostris ^. — Les deux génitifs nostri et vostri sont de leur nature des singuliers. Lors donc qu'il devient nécessaire (soit parce que le pronom est construit avec un autre pluriel, soit parce qu'on &it une distinction entre les personnes qu'il désigne en bloc) d'exprimer par un suffixe Tidée de la pluralité, on emploie le génitif pluriel du mteie adjectif possessif; ainsi on dit duo duum nostrum patres ^, aliquis vostrum. Quelquefois un écrivain choisit une de ces formes plurielles sans raison apparente : Cicéron et Sallnste écrivent par exemple contentione nostrum^ maiores vostrum'^. Au sixième siècle de Rome on se sert tantôt de nostrum^ tantôt de la forme plus pleine nostrorum, féminin nostrarum. Plante dit nostrorum nemo dignus est, niaœima
1. Corp, inscr. Latin, i n" 200 1. 21. Livius 21, 17, 2etpa88im.— Tr.