Exemples §§ 130, 339. — Tr
faiblement accentuée, il arrive bientôt qu'elle tombe, ou au moins qu'elle s'écourte. Par suite, ainsi que nous le verrons bientôt, des formes primitivement différentes deviennent semblables et faciles à confondre : aussi est-on étonné que le latin écrit présente encore sept cas distincts plus ou moins développés. Ce sont les suivants : nominatif, vocatif, accusatif, génitif, ablatif, datif, locatif. — C'est par tradition que nous comptons le vocatif parmi les cas ; mais, ne l'oublions pas, ce n'est un cas véritable ni par sa formation ni par son emploi. D'une part, en effet, il ne se distingue extérieurement par aucun suffixe qui lui soit particulier, ce que font les autres cas ; et d'autre part un nom au vocatif n'est pas une pièce solidement ajustée qui tienne sa place dans la structure de la phrase, ce que le nom de cas ferait attendre. Un nom au vocatif est relativement isolé; il entre dans le discours à peu près conmie une interjection, et la métrique des poètes dramatiques latins peut encore en témoigner. C'est le vocatif que le latin a le moins développé entre tous les cas ; le nominatif s'y substitue la plupart du temps dans la déclinaison des noms masculins et féminins, et toujours dans la déclinaison des noms neutres *. — I^e locatif aussi n'a été conservé que partiellement, parce que de bonne heure on l'a confondu avec des formes casuelles qui lui étaient devenues semblables. — Quant à Y instrumental que possèdent certaines langues de la même famille, aussi loin que nous pouvons remonter dans l'histoire du latin nous le voyons remplacé par l'ablatif.
12. Cas du pluriel. — Au pluriel il s'est développé partout moins de cas qu'au singulier ; on n'a qu'à voir dans Plante combien les formes nominales plurielles sont moins variées que les formes <lu singulier. Le latin a au pluriel quatre cas. Ce sont : 1® le nominatif, qui joint à ses fonctions naturelles celles du vocatif; 2*^ l'accusatif; 3" le génitif ; et 4" le datif, qui joue à la fois le triple rôle du datif, de l'ablatif et du locatif^.
1. Cette dernière particularité est une de colles qui distinguent du sanskrit le groupe auquel appartiennent le f^rec et le latin. Tandis que vcov et novum sont à la fois un nominatif-accusatif et un vocatif, le sanskrit fait encore la différence du nominatif-accusatif navam et du vocatif nava, — Tr.
2. Le petit nombre des cas du pluriel n'est pas remarquable en latin