Sur la quantité de Yi voir § 304. — Tr
3. Ennius, Annales 479. [Ce témoignage est celui de Gharisius (p. i9 Keil); il est loin d'être clair, car Gharisias cite en môme temps comme un datif le génitif auZai {Aeneid, 3, 354). Gf. Neue, Formenlehre p. 15. — Tr.]
pour quatre syllabes'. — Le son de l't final de Romai s'éteignit dans le grec 6eai devenu 6&qi ; nous possédons une dizaine d'exemples où il a disparu dans récriture, et qui tous remontent à peu près au sixième siècle de Rome : ainsi Feronia Sta. Tetio dede, maire Matuta dono dedro, lunone Loucina Tuscalana sacra ^. Je renvoie pour les autres à l'index de Hubner '•
264. Datif en ^monosyllabique. — Le datif jRomât subit une autre altération : il se contracta en deux syllabes et finit par devenir Rorn^ae, de sorte qu'il ne fut plus possible de le distinguer du génitif et du locatif; on avait de même en osque le datif disyllabique Fluusai (en latin Florae), Chez les Romains cette contraction devait avoir prévalu complètement dès le sixième siècle, car en dehors du vers d*Ennius que j*ai cité on ne rencontre nulle part la terminaison disyllabique ; même là où se trouve répel ai les deux voyelles forment diphthongue *. D'ailleurs répel ai lui-même est rare : dans les documents officiels à partir du septième siècle de Rome, il y en a encore çà et là quelques exemples au génitif ; mais au datif l'épel ae est seul employé. Le témoignage des inscriptions est donc d'accord avec la règle de Nigidius, qui pour distinguer graphiquement les deux cas voulait qu'on écrivît huiiM terrai, mais huic terrae^. Toutefois quelques personnes écrivaient ai au singulier, soit au génitif, soit au datif, cum in dativum vel genetivum casum incidissent ^ ; ce qui explique que nous lisions dans des inscriptions de l'époque républicaine Vergilius Ru fus Vergir liai Hilarai, ou bien Leœsonia Clemio sibi et PhilemOe suae amantissumai'^ ; qu'avant l'an de Rome 725 nous tpoor vions dans les Fastes d'AUifae, au 30 juillet, le datif Fortunai ; eiqxxeVelogium 24 dise curai sibi habuit^. Plus tard enfin %n en revint à écrire partout ai pour ae, d'après l'exemple des Grecs : l'empereur Claude par exemple employa des datifis comme