GeU
funduSi et rei Argumenta * ; on pourrait il est vrai vouloir efiacer partout la diphthongue, mais ce serait au mépris de la tradition que nous transmettent les manuscrits.
271. Datif en'i. — Il est clair par soi-même que de cette diphthongue ei a dû sortir la terminaison t , sur laquelle nous avons au surplus des témoignages. Gellius, qui nous parle du datif facie employé par Lucilius, ajoute que beaucoup de personnes lisaient faciL Servius lit dans Plante Nocti aut Dit là où les manuscrits nous donnent noctu aut die * ; il ne serait donc pas impossible de considérer comme appartenant à la cii^ quième déclinaison le datif fami qui se trouve au vers 158 du StichxAS. Enfin nous avons maintenant Fidi (il s'agit de la déesse), dans le calendrier des Ârvales^
DATIF SmOULIER DES THEMES EN 0.
272. Datif en oi. — D y avait eu un temps où le datif singulier du thème agro par exemple était agroi : Marins Victorinus connaît encore l'épel ot, qu'il retrouve dans d'anciens textes de traités et de lois ^. Plus loin il mentionne en particulier le datif populoi Romanoi^, U ne serait peut-être pas impossible qu'Ennius eût encore terminé un vers par ces deux mots ; mais on ne peut admettre qu'il ait écrit, au vers 129 des Annales^ Mettài Fubettbi : cela résulte et des expressions de Quintilien, qui cherche à nous montrer dans un seul nom deux exemples de solécisme^, et de la forme même à laquelle nous conduiraient les leçons des manuscrits deQuintilien, Métti Fûfetioeo'' , Quant
1. Le dernier exemple est tiré du v. 522 du Trinummns. M. Meunier montre (Mémoires de la société de linguistique 1 p. 22 et 32) que res pouvait être masculin en ancien latin, et qu'il y a ici un génitif masculin archaïque. — Tr.