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un veut dire « dans ce champ »^ illic et istic sont employés comme des datifs dans deux passages du même poète% mais régulièrement ces deux mots sont de véritables locatiis. — Lucilius voulait qu*on écrivît au datif singulier illi^ au nominatif pluriel illei.
294. Datif adverbial aliubi. — On distingue la forme alii, qui dans la déclinaison sert de datif, de la forme cUiubi (du thème alio) qui s'emploie comme un adverbe; de même on distingue le datif disyllabique alî^ ou alei^ de Tadverbe alibi (du thème ait) ; de même aussi utri et neiUri de utrobi et neutrubi.
295. Datif propremerd dit iUo, illae. — Il y a enfin une troisième forme, celle du datif proprement dit en o, ae. Dans les anciens auteurs on ne trouve du masculin-neutre que des formes employées comme adverbes : illo^ avec affixe illoc qui plus tard s'affaiblit en illuc^ et dé même isto^ istac, hoc, hue. De vieux textes nous ont conservé Vo : hoc vemun^ dum est tibi, hoc mansum veni; Claude même dit encore dans son discours illoc potius revertar. h'o n'a pas non plus tout à fait disparu des manuscrits : nous le trouvons dans Plancus (eœercitum hoc traiciendum cures) et aussi dans Cicéron. Employés comme pronoms les trois datifs masculins-neutres illo, isto, ipso ne se trouvent pas avant Appulée, mais nous avons nullo usui dans César, toto orbi dans Properce; Priscien recommande de dire huic neutre^ , et une inscription nous donne alio nemini. — Au féminin illae eiistae ont été employés par Plante et par Caton, et par conséquent il n'est pas nécessaire de tenir pour une corruption de illi le ille rei des manuscrits de Plante®; nous trouvons dans les inscriptionspa^ronti^ émit sibi et illae et suis'^, mihi et ille vins (c'est-à-dire vitnis) posui^. Nous avons de plus dans Plante rei nulli aliae^, mihi solae^^, dans Térence aussi mihisolae^^, alterae^*. Enfin nous connaissons