Eunuchus 1004. — 12. Phormio
tant par le témoignage des grammairiens que par les manuscanXs des meilleurs auteurs, où elles sont â:*équentes, les formes de datif féminin unae^ totae et nullae.
296. Datif de qui, quis. — Le pronom relatif a pour datif quoieiy qui se trouve vers Van de Rome 600 dans une inscription du tombeau des Scipions, une fois en 631-632 dans la lex repetùndarum et une fois en 643 dans la lex agraria^; mais dans ces deux lois et dans toutes les inscriptions de la République nous ne trouvons en dehors de ces trois exemples que la forme guot. La lex agraria dit toujours quoieique, mais la lex Iulia quoique. Quintilien parle de l'orthographe quoi employée dans son enfance : nunc « oui » tribut litteris enotamus^ in quo pueris nobis ad pinguem sane sonum q et uet o et i utebantur tantwn ut ab illo « qui » distinguer etur^. — Déjà an sixième siècle de Rome la forme pleine quoiei est à peu près inconnue des poètes dramatiques; je dis à peu près, bien que Ritschl ait prétendu que dans Plante quoi doit être toujours monosyllabique^, parce qu'en présence des inscriptions que j*ai citées ses raisons ne me semblent pas convaincantes. Je crois donc qu'un critique n'a pas le droit d'altérer un ^ ers iambique senaire comme si quém reperire possit oui os sùblinat ^, si ce n'est en rétablissant l'épel quoiei employé encore au temps des Gracques. Â partir de cette époque du reste le mot est constamment monosyllabique.
297. — Dans qtwiei le thème quo est élargi par. i de même qu*au géuitif quoius, et le thème élargi quoi reçoit le suffixe ei du datif des thèmes à consonne. Reste à expliquer l'autre datif quoi. D'après le témoignage des inscriptions il ne semble pas plua ancien que quoiei, et on pourrait croire qu'il en est la contraction, d'autant plus que la transformation postérieure de quoi en cui indique que l't participait de la nature des consonnes : je ne ferais pas difficulté d'admettre cette origine, si je ne voyais que lorsque cui se résout en deux syllabes (et déjà dans un vers hendécasyllabe de Sénèque^), Vi est compté comme bref, cûî, ce qui est certainement contraire à l'analogie de bovi, ovi, pecui. Aussi je considère provisoirement quoi comme une forme indé-
i. Corp. inscr. ï^tin, 1 n» 34 ; n« 198 l. 10 et n- 200 l. 68 (p. 58 et 83).