Jahn, Spécimen epigraphicum
étc»mer, et en effet on place ordinairement, dans nos éditions, hui à la fin du vers 480, comme une interjection. Mais ce qui vient à Tappui de la tradition est d'une part que l'opposition avec tibi eidge un pronom au datif, et d'autre part que les éditeurs se trouvent dans la nécessité de scander fenéstram; or je ne me rappelle pas qu'aucun poète du sixième siècle de Rome ait jamais dit autrement que fénestra ou fenstra.
300. Datif de is : eiei et ei. — Le datif ei fiit toujours en usage ; parmi les inscriptions il se trouve déjà dans la leœ Bantina^. Les poètes dramatiques et Catulle le comptent comme monosyllabique ; plus tard la versification devenue artiâciellement régulière évite ce pronom, et elle ne nous offre presque pas d'exemples du datif; Manilius fait eidem de deux syllabes^. — Le datif plus long eiei ne se trouve que dans la lex repetundarum comme quoiei à côté de quoi ; mais dans cette loi se trouve sept fois, et ei dix ou onze fois. C'est à la forme élargie eiei qu'il faut rapporter le ei spondaïque, dont il y a une vingtaine d'exemples dans les poètes dramatiques, et que Lucrèce a encore employé à plusieurs reprises, mais seulement au dernier pied de l'hexamètre^. — Dans eiei la première syllabe s'abrégea, et l'on eut eei : à la an d'un senaire, dans l'acrostiche placé en tête du Miles gloriosus de Plante, au vers 11, il faut restituer quàndo eei ; c'est là du moins ce que semble indiquer la leçon corrompue celi. La leœ Rtibria, qui est de l'an de Rome 705, porte deux fois iei. Il est extrêmement rare de rencontrer la forme iambique ei : elle se trouve pourtant dans Ovide*.
301. — n est douteux qu'il existe des formes de datif eo et e(»e. On lit bien dans la lex Iulia municipalis^ ceci : quoitts ante aedificium semita inloco erit, is eam semitam eo aedificio perpétua lapidibus perpetueis integreis continentem constratam recte habeto ; mais il me semble plus satisfaisant d'admettre une construction anomale de la phrase qu'un datif ^0. Quant à la forme féminine eae^ qui aurait été employée par Caton, elle paraît avoir au moins pour garantie la tradition du moyen-ége, mais dans tout autre passage elle ne repose que sur des conjectures. Il ne serait pas à propos d'en ajouter de