Plaute, Trinummus^ki
2. L'ombrien a des formes de valeur locative terminées au singulier en me[m), au pluriel en/em; on y a vu jusqu'ici des cas particuliers. M. Bréal vient de montrer que ces formes sont des accusatifs, terminés au singulier en m et au pluriel en /, et suivis de la postposition em ou en s latin fit. L'ombrien a plusieurs postpositions. — Tr.
3 . On peut douter que le datif humôi ait jamais été terminé par deux longues. làO a dû être long comme dans dcypci», parce qu'il contient à la fois la voyelle finale du thème et la voyelle initiale de la diphthongue qui sert ici de désinence casuelle (§ 262), Mais rien ne conduit à supposer que le second élément de cette diphthongue ait jamais été long (cf. § 272). Les féminins comme terrâx (§ 263) ne prouvent rien pour les autres genres, car en sanskrit ils prennent aussi une désinence excep-
ploisumoi s'était afiaibli en ploirume, le locatif singulier humoi s'afiaiblit en hume^ puis ensuite en humi. Gellius parle avec détail de rechange entre les terminaisons e et i dans les locutions locativeaqui désignent un point déterminé du temps' : on avait dit jusque dans le courant de la période classique diequinte et diequintiy Pomponius disait diequarte; Plaute, Caton^ et dans certaines formules les préteurs, enfin Auguste lui-même, disaient dieseptimif noni, proxumi, crastiniypristini. A ces locutions 86 rattachent encore les composés adverbiaux postridie^ pridie, cottidie^i ainsi que meridie^. Les Hermeneumata du manuscrit de Montpellier^ donnent encore les formules de quarte (elç t6tipTY)v) et de quinte (e?ç iréixTCnQv) : Yi de die est supprimé ici comme Yi de diu dans dtidum. Plante, dans l'annonce d'une vachère, construit mane sane septimi^, sans doute d'après qne formule traditionnelle : je ne puis interpréter ici sane que comme un locatif; on disait d'une manière analogue, à l'ablatif, mane midto ou mane intégra. Et enfin il semble qu'il y ait aussi une terminaison de locatif dans praefiscine ou praefisdnii de même que dans les adverbes grecs di(jLi(i6e(, apiox^ etc.
305. Locatif, en ei. — L'épel ei marque le son intermédiaire entre Ye et Yi. Dans la phrase du chant des Arvales, semunis cUtemei advocapit conctos, on peut disputer à la fois sur la valeur de altemei et sur celle du verbe advocapit. Nous lisons dans Plante die septimei^,
306. Tfièmes enio. — Lorsque la terminaison du locatif devint i il se trouva semblable au génitif; toutefois nous pouvons encore constater une difiërence entre ces deux cas, au sixième siècle de Rome, dans la déclinaison des thèmes en io. Du moins la règle
tionnelle et particulièrement pleine, navà faisant navâyai. Le masculin neutre naoâya n'a pas de rapport avec les formes grecques et latines, et nous laisse par conséquent dans le doute. Remarquer que Vi final a totalement disparu dans novo, tandis que dans novae il a toujours laissé sa trace. — Tr.
i. Gellius 10, 24.
2. Telle est la forme la mieux appuyée par les documents épigraphiques et autres; c'est celle que suit Jean Lydus quand il écrit xomSiovov (De magisiratihus 3, 27). Elle dérive de cotius ou quottus, qui est à quoi conune le grec wo<t-t6ç est à w6<toi.
3. Varron avait lu à Préneste, sur un cadran solaire, medidie (De limffua Laiina 6, 4).