‹ Précis de la déclinaison latineChapitre 237 sur 289 · Plaute, Pseudulus 198. Mostellaria 402 et · texte numérisé non relu

Plaute, Pseudulus 198. Mostellaria 402 et

ceivi-btis; les thèmes à consonne auraient donc dû former par le même procédé des datife pluriels comme voc-bus, doctor-bus, homin-bus. Pour ne pas parler de Tombrien (où les datifs pluriels de la déclinaison à consonne sont très-altérés, et où fratrus et homonus proviennent peut-être de formes telles que /ratrfus, de même qu'en latin potui provient de pot fui ^), nous pouvons citer des exemples de cette formation dans la langue latine ellemême. Tels sont bôbiis eibûbus, contractés de bovbuSy bovbus; Ausone abrège même Yu dans bubus comme dans bubultrus^^ tandis que la forme plus pleine bovibus n'a jamais été en usage. Le mot subies dans deux passages de Lucrèce s'explique par l'adjonction immédiate du suflSxe bus au thème su ; au contraire sûbus dans un autre vers de Lucrèce et dans Varron suppose une contruction de la forme également permise suibus^. Quant aux senatorbus du sèn3ii\iscoiis\ûie sur les Bacchanales, on peut le considérer comme un vestige de la déclinaison à consonne proprement dite, bien que le même document nous donne ensuite senatoribus deux fois et mulieribus^. Quoi qu'il en soit de ces quelques mots, on peut dire qu'en règle générale tous les thèmes à consonne prennent au datif-ablatif pluriel le suffixe précédé d'un i: ils font cord-i-bus^ operibus, nivibus et ainsi de suite. 321. Chute dus. — Les final du datif-ablatif en bus disparaît, devant une consonne, jusque vers l'an de Rome 700. Ainsi nous trouvons dans une monodie dactylique d'Ennius et fera velivolantibu navibu complebit manu litora, dans Lucrèce ex omnibu rebus^. — Il semble que la métrique antérieure à

1. M. Merguet, Die Entwickêlung der lateinischen Formenhiîdung p. 191, explique autrement potui : il y voit un parfait régulièrement tiré de la racine du verbe potior (racine d'où provient également le participe potens,) Depuis le livre de M. Merguet toute la théorie longtemps admise sans conteste qui voit dans les parfaits en ui et vi des composés de l'auxiliaire /ut est fortement ébranlée. Quant auxdat.-^bl. ombriens en us, on peut être tenté d'y reconnaître d'anciens locatifs, identiques aux dat. plur. grecs en <ti, t<jm, — Tr.

2. Epigramm, 62 : cûm huhus exagites; huhulce est au vers précédent. On peut se passer de l'intermédiaire hovhus : le thème hou- >• indien gô' =■ pou- donne directement hou-hus. — Tr.

3. [Lucrèce 6, 974 : nam saétigeris sxibus acre venenumst. 977 : taetérrima cum sit || spurcittes, eadem sûhus haec iucunda videtur, — 5,969 saétigerisque pares sûbus,,, — Tr.]. Varron, Eumenides : an coluhrae an volvae de Alhuci sûhus Athenis.

4. Corp. inscr. Latin, 1 n© 196, 1. 6, — 9, 18, — 20 (p. 43).

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