‹ Précis de la déclinaison latineChapitre 238 sur 289 · Ennius, trag, 89 Vahlen. Lucrèce 1, 460. — Tr · texte numérisé non relu

Ennius, trag, 89 Vahlen. Lucrèce 1, 460. — Tr

Ennius permette aussi la suppression du s devant une voyelle. Dans ce vers du tombeau des Scipions : dedét Témpestdtebus aide méreto[d vô'am^j toutes les vraisemblances nous portent à croire que le second hémistiche commence par aide, or si cela est et si le s ne tombe pas, le premier hémistiche se termine par une dausule dactylique contraire au rhythme. De même, conserver dans Plante ndm exaedificavisset me ex his aédibus apsque te foret c'est laisser à la place d'un trochée un dactyle inacceptable^. — On peut se demander aussi si ibiis n'aurait pas pris la prononciation monosyllabique qui est hors de doute pour tUn : le latin se serait-il, avant les commencements de la littérature, engagé dans la même voie au bout de laquelle semble arrivé le datif pluriel osque en iss^ Les formes que cet amolissement a atteintes les premières sont des mots très-employés, tels que omnibtis^. Les manuscrits, dans un vers de Plaute, écrivent omnib ou omnibus modis, tandis que la mesure du vers exige àmnïmodis; adverbe qui, ainsi que le montrent les analogies, est provenu d'un intermédiaire omnis modis^.

322. Ibus et is. — L'affaiblissement de ibus en is dont je viens de parler n'a rien de commun avec un autre phénomène qui se présente également, la confusion entre la terminaison ibus de la troisième déclinaison et la terminaison is delà seconde au datif pluriel de certains thèmes de forme diverse. Nous avons par exemple dans la lex Antonia le datif Thermensis correspondant au génitif Thermensorum à côté de Thermesium ; inversement l'arbitrage de Gênes donne Odiatibus et Dectuninebus (pour Dectunines) et Cavaturines et Mentovines^, On trouve encore moeniis et iliis, formes qui supposeraient des thèmes en io au lieu de thèmes en f , et d'une manière régulière poematis, epigrammatis, aenigmatis^.

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