Plaute, Menaechmi
4. Stichus 684. [Si Texistence d'un dat. pi. omnis était mise au-dessus du doute, je crois qu'il faudrait y voir un ancien locatif, correspondant aux formes ombriennes en u5 (§ 320), aux formes grecques en ai, woi et aux formes indiennes en su ; il n'y a en latin aucun exemple authentique de la chute d'un ancien hh. Cf. § 339. — Tr.]
5. Corp, inscr. Latin. 1 n^ 204, 1 1. 9, 27, 2, p. 114 — n* 199 1. 39, p. 73.
6. [Gruter, p. 408 n» i 1. 34. Gelse 4, 1, p. 122, 35 Daremberg
323. — Les thèmes en u forment leur datif-ablatif pluriel en s*adjoignant simplement le suffixe bus^ de sorte qu'ils font acubvLS, specvbus, portubus ; mais ordinairement I'm final du thème s'afiaiblit devant ce suffixe en un f, de sorte qu'on a manibus, domibus. On peut poser les règles suivantes : 1** cette seconde forme en ibus est exclusivement employée pour les noms verbaux, tels que fluctibuSy fructibus, questibtis; 2* elle se présente à côté de la forme en w, et elle est employée dans presque tous les cas ou au moins dans la majorité des cas, pour lacibus, genibus, quinquatribus et presque tous les autres mots de la même déclinaison ; 3^ elle ne fait défaut, si Ton ne tient pas compte de quelques datifs en vhus d'un emploi trèsrare, que pour les deux mots tribubus et arcubus. Il convient d'ailleurs de remarquer que Tépel en i ou en u n'a rien de bien essentiel ; le son qu'il représente ici est le même son intermédiaire entre i et u qui se faisait entendre dans optumus optimuSy et il ne fait qu'en accentuer la nuance, tantôt dans un sens et tantôt dans un autre.
324. Grammairiens. — A l'époque d'Hadrien ce son était plutôt clair que sourd, aussi Scaurus rejette-t-il la distinction établie par d'autres grammairiens entre artibus (du thème art) et artubiis (du thème a^Hu) ; personne en eflfet, dit-il, ne prononce artvbus^. Au contraire les grammairiens postérieurs, qui ne comprennent pas que c'est là une pure question de prononciation, font des distinctions rigoureuses entre artubus^ partubus, arcubus d'une part, et artibus, partibu^, arcibus de l'autre ^. Quant à nos textes manuscrits, l'orthographe qu'ils
(Leipzig, Teubner). — Plaute, Asinaria 174 : nâm neque fictum usquàmst neqiie pictum ncque scriptum inpoémalis. Pour les formes en matis voir Charisius 53, 12 KeiU etc. — Tr.]
i. Scaurus p. 2259 : vox scribenda quomodo et sonat, nemo auiem tam insulse per u artubus dixerit.
2. [Le texte allemand disait ici : Le pseudo-Palémon est môme assez ingénieux pour établir une diflërence entre victubus, datif pluriel de victus, et viiibus datif de vites ; ses contemporains prononçaient et écrivaient en effet vitus pour victus, de môme que Vitorinus etc. Grammatici latini éd. Keil 5 p. 537, 27 : hic victus ab hoc viciu victubus facit : nam vitibus ab eo quod sunt vites. Orelli 3527 Vitorinus. — M. Bûcheler m'écrit : Keil a eu raison de mettre vitus, viiu, vitubus sans c, comme
— il» —
donnent dépend entièrement des systèmes des grammairiens; nous trouvons dans Horace, au mépris de la règle universelle des noms verbaux, partubus dans le sens de « aux enfantements » ; et dans un passage des odes nous voyons les leçons varier entre artibus et artubus, selon que les anciens avaient compris « arts » ou « membres »^
THEMES EN A, E, 0,
325. Thèmes en sl. — Les thèmes originairement terminés en a allongent cette voyelle devant le suflSxe bus * : exemples duâbus et ambabits. A l'époque classique cette formation ne s'était conservée que pour distinguer le genre féminin du masculin dans des locutions comme dis deabusque, filiiset filiabus, libertis eilibertabiLS ; partout ailleurs on disait lïbertis des femmes aussi bien que des hommes, pourvu que le contexte mnpêchât les méprises ou les hésitations. Mais avant le sixième siècle de Rome le datif-ablatif pluriel en abus avait une extension bien plus grande ; nous avons dans Livius Andronicus manibus dextrabus^y dans VloMiQ gnatabus^ \ l'historien Gellius avait dit, par une bizarre imitation de l'antiquité, puellabus, portàbuSj oleabus, pro duabus pudicabus, ex raptabus, cum aliis paitcabus^. Les plébéiens, dans les inscriptions, emploient une forme Nymphabus copiée sur deabus ® ; la latinité de l'époque de cuivre forme aussi mimabus, equabuSy animabus, sur le modèle de filiabus ou libertabus''. Les inscriptions des matrones sur les bords du Rhin nous donnent si fréquem-
le prouve la comparaison de Probus, Instituta artium p. 116, 22, Appendix p. 193, 24 ; car il n'est point question ici de victus. Mais il aurait fallu écrire haec vitus et non hic : vitus, mot très-rare et qui manque dans la plupart des lexiques, correspond au grec Fitv; ïtvç. — Tr.J
1. Horace, Epod. 5, 5 : si vocata partubus \\ Lucina verts affuit; — Carm» 3, 6, 22 : motus doceri gaudet lonicos || matura virgo et fingitur artibus.