‹ Précis de la déclinaison latineChapitre 244 sur 289 · Corpus inscr. Latin, i n · texte numérisé non relu

Corpus inscr. Latin, i n

F^tus : Cortdscarum divarum locus erat trans Tiberim^, Ces formes correspondent aux anciens datifs et locatif attiques

332. Datif-ablatif pluriel féminin en (ais), es. — . Ordinairement on élargissait le thème par i avant de lui ajouleir- la désinence, ce qui donnait un devais théorique correspondant au grec Osyjîi Ôsfitdt (originairement Ôeatai)^. L'ai se contractait ensuite en une diphthongue qui s'obscurcissait en e (comparer en grec ôeaïat, puis 6sY)at), et on arrivait à deves. Cette finale es subsiste dans un vers de Tinscription du tombeau de Protogène : plourunia que fecit populo soveis gaudia nuges *. A partir du 6® siècle de Rome on écrit régulièrement deiveis.

333. Datif-ablatif pluriel masculin en (ois), es. — Les thèmes en o suivent le second des procédés employés dans la déclinaison en a : ils insèrent un i entre la voyelle finale et la désinence ^ ; plus tard la terminaison ois se contracte en es. L'antique diphthongue subsiste encore dans deux gloses de Festus, ab oloes et privicloes (corrompu en priviclio es), conmie en grec dans les mots de même sens èneCvotç et exi^-cotç ^. La finale es ne se trouve que dans les deux noms étrangers Cavaturines et Mentovines, donnés par la table de Gênes, qui d'ailleurs écrit invitis et inviteis^.

334. Abréviation de la finale, — Les thèmes en o paraissent avoir plus rapidement que les thèmes en a fondu en une voyelle unique la diphthongue des datifs-ablatife-locatife pluriels ; c'est du moins ce qu'on peut conclure des mutilations que subissent ces derniers dans les anapestes de Plaute: bonîs mis quid foref^ (comparer à ce mis le 7nieis monosyllabique du tombeau des

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