‹ Précis de la déclinaison latineChapitre 272 sur 289 · n se nomme ^/«^«^ en pehleyi. Exemple · texte numérisé non relu

n se nomme ^/«^«^ en pehleyi. Exemple

^^yx^ kXjU y^ ^4jO njjA\ ^\^

8. Enfin le mot \^^^ employé par tout le monde. Un poète a dit:

Montre ton visage, et les idolâtres de Soûmenât ^ deviendront croyants.

Le visage des belles personnes a été comparé à quarantecinq objets, dont on a fait des qualificatifs bien choisis. En arabe, dix comparaisons sont d'un usage commun : y »>iJ&> (soleil), ^ (lune), j^ (pleine lune), ^I^aj cXj (main blanche [de Moïse]),

o)^ (miroir), j4^ (flambeau), jli (feu), Jj^ (rose), Je (ivoire),

j^ (camphre).

ei 6C argent, ou, comme nous disons, cTespèces. Cette signification n'est point donnée par les dictionnaires, mais on peut s'en référer à la lettre de Hassan 'Ali Khân traduite par M. St. Guyard dans le Journal Asiatique (1872, t. U, p. 258). Peut-être y a-t-il, dans le vers qui nous occupe, une allusion à cette signification.

^ J'avoue ne rien comprendre à ce vers singulier. Les trois Mss. diffèrent entre eux considérablement; j'ai donné la leçon fournie par B ; le ms. A, auquel manquent souvent les points diacritiques, donne:

Enfin le ms. G, qui intervertit les deux hémistiches:

oV^ li ^y:> «;jif jfejJ^

^ Célèbre temple païen dans le Gudjerate, qui fut détruit par Mahmoud le Ghaznévide.

Les Persans l'ont qualifié de onze manières, qu'ils ont exprimées en mots arabes, telles que: «iaa^ (la Eaba), id^ (la Qibla, point vers lequel on se toome dans la prière), ^^yêO (religion), v^ :^ *q^ (le Qoran), i^àx^ (p^ge) t ^)^ (feuille), f^MO (le matin), Muib (avant-garde), ^j^ (lumière), Um lXj

(main blanche), ^ (bois de Brésil).

On a encore trouvé des comparaisons pour le visage de vingt-trois autres manières différentes, au moyen d'expressions

persanes. Ce sont : s^yJ^ j^ (porte du paradis), v^Us! (soleil),

»U (lune), L4J qL^ >oL>- (coupe qui reflète l'univers'), J^JUj^

(miroir), ^^^ s£:amiO {blanc comme la main de Moïse), (j^*t

(feu), \^\ (eau), ja-ù (lait), ^ (printemps), ^^ (roseraie\ QbûMJb" (parterre de roses) , ^ (rose), aJ^ (tulipe), ^34^ ou ^^y^M^ (jasmin), \^,f*^ (églantine), JJi^ (fleur du grenadier) (on dit aussi «û dans le même sens), q1>^i^ }^ (grenadier aux fleurs pourpres ^), )^j^ (méridien), >«3^ (Grèce), ^^^

(Tartarie ^), qU*^IX5 (galerie de peinture), \^;^ wL>jLx5 (galerie de peintures chinoises). Un poète a dit:

Lorsqu'à mes yeux se montre le fantôme de ton visage, on dirait qu'un musée de peintures de Chine apparaît à mes regards.

Dans ce nombre de quarante-cinq comparaisons, il y en a

^ C'est le liom de la fameuse coupe de Djamschîd, sur laquelle venaient se peindre les mystères des sphères célestes.

Le mot {^^^)^t employé seul, désigne ordinairement le gaînier ou arbre de Judée (Cercis siliquastrum). Cf. une note de M. Garcin de Tadsy, Rhét. des Langues de l'Orient musulman, 2* éd. p. 71.

' Leçon des Mss. A et B; C donne ^^f^»^.

mx arabes qui sont synonymes de six autres persanes, et trèsusitées ; ce sont :

En arabe: en persan:

g*M-i oUif (soleil).

jS »U (luna).

sUoA^ iXs (main blanche) ic^^ c^^^^mO (main de Moïse).

Jj Jiir (feu).

oL* ikXxi\ (miroir).

^j^ y^ (rose).

D est à remarquer que les poètes célèbres n'ont pas employé de qualificatifs pour désigner le nez ^, à l'exception de l'auteur de ce quatrain:

»lXj L»^ «J^S' s«»M>ftiNA<i os^^viuf Entre les deux yeux de mon amie, depuis le runin q de ses sourcils jusqu'au mm >« que forme sa bouche, le nez est un ëlif t tracé sur un visage d'argent^. Non, non, je me trompe, le miracle est parfait, son nez est le doigt du prophète qui partage la lune (son visage) en deux.

^ C'est là une assertion sans fondement, ainsi que l'a montré Surouri, qui a recueilli un certain nombre d'expressions figurées tirées de VAn\s él-Ochchâq^ que de Hamraer a traduites au commencement de son Histoire de la Littérature persane. Voici du reste un distique de Firdausi qui le prouve:

^Ses deux yeux sont sombres, ses sourcils sont des arcs; son nez est une colonne mince comme un roseau argenté.*' (Châh- Nâmeh, trad. de M. Mohl, t. I, p. 254.)

^ Le mot j^^uu que nous avons rendu par mz pourrait tout aussi bien être traduit: tu vois un élif, etc.

Page 1