‹ Précis de la déclinaison latineChapitre 279 sur 289 · DU COU · texte numérisé non relu

DU COU

Le cou 80 nomme en arabe ^^l^, ^^d^, <-\^ et OÎâp. On le compare souvent au cou de la gazelle, et cette expression pour designer le cou est très-commune en persan. On a accordé à cette partie du corps une certaine suprématie dans Pempire de la perfection, comme Ta dit un poète:

Si tu lèves tes regards de ses pieds jusqu'à ses épaules, de toute la hauteur de sa taille, tu ne trouveras pas, dans le royaume de la beauté, une suprématie semblable à celle de son cou.

^ ^tj ^•ij (esprit secondaire) t.enne philosophique qui désigne

rame ; Texpression (J5I ^^j (esprit primaire) s'applique à la Raison universelle. — C'est évidemment par équivoque que le

menton a été appelé âme. D'abord on 1 a nommé magicien qI-=^y mot qui par équivoque persane est devenu q^ âme.

^ Je lis ainsi et je traduis par conjecture. Le Ms. A donne ur5^^ B lA^OuI et C 0&5O y^>9.

Les auteurs de la Transoxiane (Mâ*yérâa^nnalir) le comparent à l'arbre à camphre (laurus camphora), comme dit an poète ;

Vois ces boucles de cheveux , qui se tordent comme un serpent dévoré par la soif dans les chaleurs de juillet, s'enrouler autour de cet arbre à camphre.

Certains poètes Font nommé k3)^^ Ç^ bougie stéariqne (translucide comme le camphre^), ainsi que Ta fait Asadî^:

>•' «.jf^ of)J ^^^' ^>^;>^ <^/ y'/^'

Mon visage d'or, comparé aux étoiles, est comme le disque du soleil; mon cou d'argent, parmi les luminaires, est une bougie transparente^.

D'autres l'ont comparé à un peigne de tisserand en ivoire

Ja s^^^U, parce que les boucles de cheveux, comme des fils, s entortillent autour de lui. Un poète a dit :

Ton cou est blanc comme un peigne d'ivoire ; ne laisse pas tes cheveux s'enrouler autour de lui comme des fils.

Le mot ^ie (ivoire) est arabe; les Peysans nomment cette

matière aami( J^^j (os d'éléphant).

^ Voy. le GMm^ii, trad. par M. Defrémery, Paris 1858, p. 49.

^ Poète de Tous, contemporain de Firdausi, et l'un des principaux personnages de la cour de Mahmoud le Ohaznévide.

^ Au lieu de mettre ce discours dans la bouche de la bienaimée, on pourrait supposer que c'est le poète qui parle, et traduire : „ Ce visage d'or qui m'appartient ; ce cou d'argent qui est en mon pouvoir.*'

On a donc accordé an «on cinq qualificatifs : y^^

(arbre à camphre), kSjJt^^ Çf^ (bougie), Je^ ^yy^^ (peîgn© d'ivoire), ità^^ *^Là (branche fleurie), et .y^s»*» tJSi y »t (lingot dWgent), comme dans ce vers :

^y^,jim ikXiéyié ^^ Oui (j&i<Jy j^

Quiconque pose la main sur le cou de ma beauté turque, est pris du désir de posséder ce lingot d'argent.

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