‹ Précis de la déclinaison latineChapitre 34 sur 289 · Nonius p. 494. — Tr · texte numérisé non relu

Nonius p. 494. — Tr

3. Voir là-dessus Schneider, Formenlehre ^, 468. — [Lucilius dans Varron, De lingua latina 7,3: nequam et magnus homo, îaniorum tmmani canes ut, — Au g 28 l'auteur admet avec raison que le thème véritable du nom du chien est can. Le thème correspondant en grec est îcFov ou xuv, d'où xOwv et xuv6; ; en sanskrit c'est çvan ou çun, d'où le nom. sing. çvi et le gén, sing. çùnas. canis, comme canes, provient très probablement d'un thème élargi^ après coup. — Tr.]

4. C'est plutôt l'inverse, comme le remarque M. Corssen. Voir Ongine de la déclinaison en q, — Tr.

inversement es pour is : omines pour omnis par exemple *. Au cinquième siècle de Rome surtout les deux terminaisons s'échangeaient avec beaucoup de facilité et d'une manière trèsgénérale. L'inscription tumulaire du Scipion'qui fut consul en Tan de Rome 495 porte L, Comelio L, /*. Scipio aidiles cosol cesor * ; mais les épitaphes rhythmées qui sont d'une date un peu plus récente portent aidilis ^. — Entre es et ïs bref il y a des intermédiaires, eis, ïs long. Un oracle en hexamètres porte hôstis incertus ; Horace écrit ignis Iliacas doynos ; et cette quantité est assez fréquemment employée dans les vers plébéiens ^. L'inscription tumulaire du mime Protogène, qui est du sixième siècle de Rome, porte suavei heicei situst mimus : suavei est sans aucun doute pour suaveis ^. De même le pronom is s'écrivait d'abord eis ; on disait aussi eisdeni ®. 36. Chute du s. — Le s y qu'on prononçait faiblement, finit par tomber : on écrit au nomindiiif tribimos milUare'' exactement comme s'il s'agissait d'un thème neutre qui ne dût pas prendre de s au nominatif, rete ou levé. Nonius témoigne que Névius et d'autres avaient employé des formés analogues ^. On trouve dans les inscriptions compote pour

1. Orelli 6085 [iussit permisilque L. Domitixis Phaon, cuius omines locus fuit. M. Neuc, Formenlekre der latein. Sprache 1 p. 180, cite un grand nombre de formes en is pour es, tirées il est vrai des manuscrits et par conséquent sans grande autorité: caedis, cladis, cautis^ f amis, f élis, fiais, nubis, palumbis, pubis, rupis, sedis, vatis, vulpis etc. Il avertit lui-môme que plus d'une fois le mètre exige la restitution de la forme en es. Il ne mentionne aucune forme analogue tirée des inscriptions, sauf aedis qui est déjà dans la lex lulia municipalis (Corpus inscr, LaXin. 1 n» 206 1. 30), ni aucun nom grec comme Diopithis. On lit dans Tinscription 6306 du recueil d'Orelli (3* vol., Henzen): Callisthenis Ti.Caesar Aug. abybliothece latina Apollinis et Diopithis /. eius.,. M. Schuchardt, Vokalismus des Vulgaerlateins 1, 245, cite ÏAppendix ad Probum : aedes non aedis, apes non apis, cautes non cautis, lues non luis, clades non cladis, etc. — Tr.].

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