Corpus inscr. Latin. 1 n®* 63 et
8. Névius, comédies 60 : pol haut parasitorum aliorum simile est homo [O. Ribbeck : pôl haut parasitorum aliorum simil est. (Nonius p. 224). M. Quicherat, Introduction à la lecture de Nonius MarceUus p. 9-iO,
compotis ou compos *. Le nom réduit au thème se soude avec Tenclitique est : simili est donne siniilist comme dans Plaute merci est donne mercist *. De même dans le sénatusconsulte sur les Bacchanales on lit potisit pour potissit; c'est de cette forme que sortit possit ^. Mais quand le mot est isolé Yi du thème ne peut subsister après la chute du s : on ne peut écrire simili, mais seulement simile ou simil*,
37. Chute de is. — Après l en effet la syllabe finale is tombe parfois tout entière : vectigalis devient vectigcU comme vigilis devient vigil ^. Après r elle tombe plus souvent encore : céleris donne celer; iynbris, après l'insertion d'un e, donne imber, et Octobris, pedestris, donnent October, pedester ^.
38. Neutres, — Les neutres aussi rejettent la voyelle finale du thème après les liquides ; ainsi s'expliquent le vieux mot capital, que la langue légale conserva et propagea, et la forme difficul qui se trouvait, encore dans Varron '^ , Le3 adjectifs pris substantivement restèrent souvent écourtés d'une manière définitive : tels sont Bacanàl, animal, calcàr, eœemplàr, qui tous, en perdant la dernière syllabe, abrégèrent la pénultième. Néanmoins Lucrèce emploie encore la forme complète exemplâre **. — La terminaison de sinapi
en signale un autre exemple jusqu'ici méconnu ; voici le passage tel qu'il le donne dans son édition (p. 198 M.) : quode est^ pro qualis est y neutro positum pro masculino. Plautus Amphitryone (1, 3, 3 — 537) : edepol condignum donum, quale est qui donum dédit ; cf. aussi p. 227 : taie positum pro talis, — Tr.].
1. Orelli 5758 : Q. Hortensias Uymnus Nymphis divinis v{oti) s{ui) compote Jactus. — Tr.
2. Pseudulus 954 [Ritschl mercest. — Amphitruo 4i6 : si tergum cicdtricosum, nïhU hoc similist similius, et 442 : nimis similist mei, 443 : tdm consimilist dtqueego. — Tr.].
3. Corpus inscr. Latin. 1 n* 196, 1. 28 : ubei facilumed gnoscier potisit . -Tr.
4. Nonius p. 95 : debil, debilis. Ennius libro VI III : dehU liomo. Les mss. donnent les deux fois debilo. On pourrait se demander s'il n'y a pas lieu de lire débile. — Tr.
5. Corpus inscr. Latin. 1 n" 199, 6 (arbitrage des Minucius) : is ager vectigal nei siet,
G. Comparer le § 17.
7. Nonius p. 111 cite Varron : quod utrum sit magnum an parvum, facul an difficul, — Tr.
8, Lucrèce, 2, 124 [exemplâre dareet vestigia notiliai, — Tr.].
change en i : génitif capitis. — Les thèmes cord , lad perdent leur consonne finale au nominatif, et donnent cor, lac : toutefois Varron, en dépit de la loi latine des finales, écrivait la forme complète lad *. D'autres élargissaient même en i le thème lad, et disaient lade au nominatifs. — Os, génitif ossis, a aussi sa place parmi les thèmes à dentale, car le thème oss provient par assimilation de ost, qui se retrouve dans le grec icrt-ouv. Vo reste bref dans le substantif os, qui est neutre, ainsi que dans Tadjectif e^o^, qui s'emploie aux autres genres; mais plusieurs disaient ea ossis ^.
NOMINATIF SINGULIER DES THEMES A NASALE
27. Thème en m. — Il n'y a qu'un thème terminé en m, hiem. Dans un calendrier rustique ^ et dans les bons manuscrits le nominatif est hiemps, avec insertion d'un p euphonique comme dans sumpsi.
28. Thèmes en n, — Le vieux latin, comme le grec, avait de l'aversion pour le groupe ns ; il l'évite régulièrement dans la formation du nominatif, et cela en se dispensant d'attacher aux thèmes terminés par n le suffixe s, — Il y a une exception, sanguis, altération de sanguins sanguens ; l'allongement de la finale fiit toujours négligé avant Virgile, Horace et leurs successeurs, et dans ces auteurs mêmes, il est rarement observé ^. Mais sanguis paraît être une formation assez récente : on a à côté de ce masculin un neutre sanguen, dont les copistes du moyen-âge ont fait sanguem ^. — La
i. Pompeius, Commentum artis Donati, p. 199, 13 Keil. — Tr.
2. Plaute, Miles gloriosus 240 : tàm simitem quam làcte lactist. Cf. Nonius p. 483, et Varron De re rustica 2, 1, 4 et 2, 8, 2. — Tr.
3. Lucrèce 3, 719 [unde animantum copia tanta (i. e. vermes) \ exos et exsanguis tumidos perfluctuat artus? (cité par Nonius p. 103). — Appulée, Apologia : lepus marinuSj cum sit cetera exossis, duodecim pssa in ventre habet. — Tr.] — Plaute a écrit, si je ne me trompe, Stickus 392 • Hercules, qui deossis sane discessisti non hene, [Ritschl : qui déus sis, — Tr.J