‹ Précis de la déclinaison latineChapitre 65 sur 289 · Corpus inscr. Latin, 1 p. 114, n" 204. U · texte numérisé non relu

Corpus inscr. Latin, 1 p. 114, n" 204. U

5. [Ceci n'a rion d'étonnant, car la formation de ipsum est bien postérieure à celle de istud et illud. Le pronom i-pse paraît contenir le pronom déclinable is suivi de la particule invariable pse ou pte (cf. § 61 eum-pse, ea-pse, § 96 vopte, g 126 mepte à côté de sepsCy et § 289 mtkipte). Un jour vient où, trompé par de fausses analogies, on décline la seconde partie du mot et non la première ; à cette époque sans doute la tradition du neutre pronominal en d va s'effaçant, et Ton choisit de préférence le neutre ordinaire en jm. — M. Corssen {Ausspraclie, Vokalismus u, Betonung der laiein, Spr., 2« éd., 2« vol. p. 847 et 1028) repousse Texplication de ipse par is-pte, et considère la seconde partie du mot

Cependant à l'époque de la décadence le peuple forma ipsud à l'imitation d'illud, et cette forme se trouve assez fi^uemment dans l'ancienne traduction latine des livres saints ^ La désinence m est aussi celle des pronoms possessifs comme nieum, quoium; mais ce sont des pronoms dérivés et par conséquent il n'y a Ih rien d'anormal. On trouve enfin une forme plébéienne alium pour aliud ; de même en grec on rencontre ime forme neutre nominale totoutcv à côté de la forme pronominale xoaouTo*.

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