‹ Précis de la déclinaison latineChapitre 72 sur 289 · Texte de Mommsen · texte numérisé non relu

Texte de Mommsen

lement ni Tun ni l'autre n'ont pu les empêcher de s'introduire dans tous nos manuscrits ^ Du reste^ dans les manuscrits euxmêmes, les thèmes à consonne nous présentent moins fréquemment que les thèmes en i des nominatifs pluriels en t^, et cela à toutes les époques ; or les inscriptions nous apprennent qvLils ont transformé la terminaison ^^ en t^ moins promptement et moins généralement que ne l'ont fait les thèmes en t.

NOMINATIF PLURIEL DES THÈMES EN A

81 . Terminaison as. — Le nominatif pluriel ordinaire des thèmes en a, qui se termine en ae pour ai (exemple silvae pour sUvai) paraît être de formation assez récente, malgré la ressemblance de silvae avec le grec uXat *. Il est probable que la forme latine primitive était semblable, non à la forme grecque, mais aux formes des autres langues de l'Italie moyenne : on devait dire silvàs^ comme on dit en osque scriftas (latin scriptae) et en ombrien urta^ (latin ortae)^ comme en latin même on dit speciës ; les thèmes en e comme specie ne sont en effet qu'une variété des thèmes en a. — A la vérité, le pluriel en a^ ne nous est attesté par aucun document ; on en trouve seulement, comme nous allons le voir, une altération en a. Il ne faut pas chercher à le reconnaître dans le vers de Pomponius quôd laetUias insperatas modo mi inrepsere in sinum^ où la sagesse d'un Nonius voyait un accusatif employé pour le nominatif'; en réalité laetitias est un accusatif, régime du verbe inrepsere pris ici transitivement ; et le sujet véritable de ce verbe se trouvait dans les vers précédents. Le verbe subrepere est d'ordinaire intransitif comme inrepere , et pourtant Plante a écrit ea se subrepsit mihi *.

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