‹ Précis de la déclinaison latineChapitre 73 sur 289 · Voir la note § 83. Tr · texte numérisé non relu

Voir la note § 83. Tr

3. l'omponius, Atell. 141. — Nonius p. 500 M : accusativus pro nominativo, — [M. Ritschl {Auslautendes d im alten Latein p. 117-118) est bien hardi quand il dit que ce vers de Pomponius c suffit parfaitement » pour nous autoriser à rétablir dans Plaute, là où le mètre Texige, des nominatifs pluriels en as, — Tr.]

4. MUes gloriosus 333. Cf. Trinummus 60 : me inprudentem obrépseris, et PoetuUus 14.

époque , perdit son s : de là des formes de nominatif pluriel conmie silva. Nous en avons un double exemple dans deux inscriptions qui proviennent du bois sacré de Pisaurum et qui remontent au cinquième siècle de Rome : l'une porte mcUrona dono dedrot et l'autre dono dedro matrona. Le texte complet serait matronas donom dedront ^

83. Terminaison ai, ae. — Un nominatif pluriel comme stlva, dépouillé de tout suffixe, donnait lieu à des méprises : la langue y pourvut en adoptant pour ce cas un nouvau suffixe, qu*dle emprunta probablement à la déclinaison pronominale. Ce suffixe fut un t: il ferma le pluriel nominal silvai, comme les pluriels pronominaux quai et haie. Il se souda avec Y a du thème en une diphthongue ai, et il ne reste aucune trace de la diérèse aï^. Ainsi dans le sénatus-consulte des Bacchanales, où on lit tahelai datai erunt, il faut considérer tabelai comme formant trois syllabes, et datai comme en formant deux. — Au temps des Gracques la diphthongue ai avait été depuis longtemps remplacée par la diphthongue ae ; on rencontre pourtant encore quelques formes isolées comme literai à côté de literae^.

84. Terminaison e. — La terminaison du nominatif pluriel des thèmes en a avait eu les formes successives as a ai ae. \]jï temps vint où le latin vulgaire confondit la diphthongue ae avec e^ et il semble que^ pour la terminaison dont je parle, cette confusion ait commencé, au moins dans les provinces, dès le septième siècle de Rome. La question est de savoir si le nominatif pluriel muste, traduction du grec jujorat, qui se trouve

1. Corpus inscr. Latin. 1 n<» 173 et 177. Pour quo cette restitution fût bien sûre, il faudrait qu^on n'eût pas d'exemples de a pour ai final ; or, on en possède une dizaine. Voir § 263 les datifs féminins en a pour oft, Matuta etc.; cf. aussi Sâtumus == Saetumus, non »= noenum. Qui donc peut affirmer qu'U ne faut pas lire ici matronai donom dedront f —

2. Voir Priscien 7^9.* [Le nominatif en ai n'est probablement pas récent dans la déclinaison latine comme le veut l'auteur au § 81 ; il existe en grec dans uXai etc., comme le rappelle M. Bûcheler lui-môme, et il est difficile d'imaginer comment les deux langues 3eraient arrivées séparément à cette formation. Le plus simple est d'admettre qu'avant même leur séparation le nominatif pluriel avait à la fois les deux terminaisons as et ai (en latin même ou a amicitia et amicities, diei et dies, familiai et familias, equahus et equis, en grec vtfpt'kftxt^ixa et veçeXnrcp^c). — Cette haute antiquité explique pourquoi on ne trouve pas en latin la forme disyllabique aï. — Tr.]

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