Corp. inscr. Latin. 1 n' 207 literai, n« 208 {lit)erae
dans deux inscriptions de Samothrace, a été exactement copié ' .
NOMINATIF PLURIEL DES THEMES EN 0
85. — Comme les thèmes en a, les thèmes en o formèrent leur nominatif pluriel de deux manières : ils le formèrent à la grecque à l'aide du suffixe t, et à l'italique à l'aide du suffixe s. On peut donc reconstituer par conjecture deux groupes d'anciens nominatifs pluriels, ayant pour type les uns agroi z= irpot, et les autres Rœnanos, qui se rapproche de l'osque Nûvlanûs et de l'ombrien Ikuvinus. Mais ce sont là des formes purement théoriques ; et même en dehors des trois mots pUumnoe, poploe^ fescemnoe, tirés du chant des Saliens et conservés dans le glossaire de Festus, on ne connaît aucun pluriel, se rattachant soit au premier groupe, soit au second^ où Yo du thème se soit conservé intact. Dans ces trois mots oe est pour oi: c'était probablement Stilon, le commentateur du chant des Saliens, qui avait substitué cet épel à la véritable orthographe, écrivant ces vieilles formes comme on écrivait ordinairement Adelphoe pour Adelphoi. D'après l'avis de Festus lui-même on peut croire que pilumn noe poploe &vgm&9L\i en latin plus classique piYa^i popli; Dacier et d'autres ont voulu y voir un génitif singulier, mais l'explication de Festus parle pour un nominatif pluriel*; ce cas d'ailleurs n'aurait en lui-même rien de plus étrange que dans le vers d'Ennius : quam priscï cascipopuli tenuere Latini. Quant à fes^ ceninoe, ce mot était censé signifier « ceux qui écartent le maléfice, fascinum . » — On peut se demander lequel des deux pluriels en os et en oi est le plus ancien. C'est au second que se rattachent les premiers exemples connus, les formes en oe dont il vient d'être question ; mais cela ne prouve rien, car c'est un pur hasard si Festus nous les a conservées plutôt que des formes en s. Je crois même que ce sont ces dernières qui remontent le plus haut ; et je le crois, entre autres motifs, parce que dans la période classique on les voit disparaître tandis que les formes sans s continuent d'être employées^. — Quoi qu'il en soit, les formes historiques sont