Commentaire sur Lucrèce p
quae, ces divers mots prennent souvent l'affixe ce : on trouve haec nuptiae^, illaec et istaec conéiimeliae.
101. Neutres. — On dit au nominatif pluriel neutre des pronoms ea, illa, ipsa, — Les pluriels neutres haec et quae sont formés comme les singuliers féminins correspondant par reddition d'un i : l'épel primitif haice est encore dans le sénatusconsulte sur les Bacchanales^. On a écrit aussi quai, dans une inscription contemporaine de Tempereur Claude, par manie d'hellénisme^, mais beaucoup plus tôt dans la lex repetunda-rum par réminiscence du vieux latin *. 11 y a une forme indéfinie qua sans i (ea Bacanalio sei qua sunt, dans le sénatusconsulte cité tout à Theure); c'est la seule qu'on emploie dans le composé aliqua. — Quant à illaec et istaec, ce sont aussi bien au neutre qu'au féminin des productions parasites ; et le goût plus mûr du huitième siècle de Rome rejeta ces formes qu'un goût moins avancé avait créées^.
VOCATIFS
102. Nominatif et vocatif. — Le latin n'a de forme particulière pour le vocatif qu'au singulier des thèmes masculins et féminins en o; au singulier des autres thèmes et au pluriel de tous les thèmes sans exception le nominatif tient lieu de vocatif. Encore substituait-on aisément le nominatif au vocatif même au singulier des thèmes en o : Plante écrit da, meus ocel-lus, mea rosa, mi anime; tout le monde disait deus, bien que 1 ertullien ait employé le vocatif dee comme Matthieu en grec emploie le vocatif S^eé '^. — A une époque relativement récente