‹ Précis de la déclinaison latineChapitre 85 sur 289 · Plaute, Pseudulus 210. — Culex 268. — Tr · texte numérisé non relu

Plaute, Pseudulus 210. — Culex 268. — Tr

3. [Merguet, Entwickelung der lateinischen Formenhildung (Berlin 1870) p. 65 : « Il est douteux qu'il faille admettre Thypothèse de « Diiclieler. En ombrien, en effet, le nominatif affaiblit souvent son « a final en o ou u (svepu, svepo, etantu, mutu à côté de panta, muta) ; c tandis que précisément les exemples de vocatif qui nous ont été « conservés se terminent tous en a : Prestota, Tursa, Çerfia, Jovia. « Si Va du vocatif s'atTaiblit moins fréquemment que celui du nomi- € natif, on ne peut guère croire qu'il lui ait été inférieur en quantité. » D'ailleurs, Fexemple de Téolien montre seulement que la chose serait concevable ; il ne lui donne aucune vraisemblance. 8i Tabréviation du vocatif remontait à une période hclléno-itali^ue, on en trouverait des traces dans tous les dialectes grecs. — Neue, Formenlehre der latein. Sprache 1 p. 354 : « Le vocatif de tous les noms de la quatrième déclinaison, sHl se trouve quelque part , doit être semblable au nominatif. » Le vocatif domus est dans Ennius (Tra^. 118). Les vocatifs de la cinquième déclinaison sont rares aussi ; on a pemicies dans Plaute, Pseudulus 364, Minaria 133, MosteUaria 3. — Tr.]

déjà triumpe dans le chant des Arvales. — Les mots qui plus tard perdirent complètement la terminaison os ou us du nominatif laissèrent tomber aussi Ve du vocatif. On dit alors puer aux deux cas, mais on avait dit puerus et puere ^

104. Vocatif des thèmes en io. — Quand le thème se termine en io, le vocatif se termine en ie. Mais la plupart du temps cette terminaison se présente sous une autre forme : le groupe ie se change d'abord par assimilation en lï, puis par contraction en l long ; au septième siècle de Rome on emploie aussi Tépel ei. L'ombrien fait la même contraction au vocatif de l'adjectif rfio, qui est di ou dei : cette forme correspond au latin die *. Mais ailleurs l'ombrien évite la contraction, et si l'on cherche une forme ombrienne qui corresponde à peu près au latin Fidi^ ce sera par exemple Ftsovie. Le latin, tout au contraire, ne contracte pas volontiers le vocatif des adjectifs (on disait Laertie, pie, et de même nuntie, à moins qu'on ne préférât la forme du nominatifs); et en même temps il contracte r^ulièrement les noms propres, Mercuriy Gai, Voltei. L'une des inscriptions du tombeau des Scipions porte Publi, Comeli^ On trouve dans un monument postérieur Taracei, vocatif de Taracius^. Un poète dit Geni^. En dehors même des noms propres il y eut deux mots pour lesquels la contraction eut lieu constamment : meus donna mi et filius donna fili. Toutefois Livius Andronicus avait écrit filie'^. Labérius, très-hardi à forger des mots, avait inventé un vocatif manuari, signifiant « voleur*! »

i. Puerg se trouve par exemple dans la Mostellaria de Plaute, aux vers 947, 990 et au vers 965, [pùercy nimium délicatus et pûere, iamne obis au commencement du vers ; puere, praéler speciem stûltus es au milieu. Cf. § 52. Puerus ne se trouve dans aucun texte. — M. Neue, Formenlehre 2 p. 103, cite deux vocatifs de noms de nombre, tme et sole. — Tr.]

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