‹ Précis de la déclinaison latineChapitre 91 sur 289 · ACCUSATIF SINGULIER · texte numérisé non relu

ACCUSATIF SINGULIER

Thèmes en i.

Indo-européen /-w.

Grec i-v

Italique i-»/i.

ombr.i-(m)losquc t-m obscurci [ e-m.

latin i-nîy par obscurcissem e n t phonétique e-m y puis par confusion avec les thèmes consonantiqvitS'em.

ri^

latin antéhistorique -om

'Um, phonétiquement

altéré -em.

Cf. le çéniiif smgulier en -os -us -es -û.

Tiiènie s consonantiques.

Indo-européen -am.

Italique -om Grec -a.

osque -om

latin classique, déclinaison commune dite troisième déclinaison : -er/t.

ombr. -om^ obscurci

-vLm.

110. Thèmes en L — Dans la déclinaison en t, du reste, les deux formes alternent. U n*y a qu*un accusatif qui ait conservé exclusivement et jusqu'au bout la plus aiguë des deux voyelles; c'est vim; sans doute que le r agissait plus fortement pour conserver Yi que le m pour l'altérer*. Mèoie pour des mots grecs comme basim il y a des formes secondaires en e^n. et ce ne sont en aucune façon des raretés introuvables'.

111. Inscriptions. — Dans les inscriptions antérieures à Auguste, on ne trouve en dehors de basim d'autres accusatif en ini que turirim, et dans une des plus vieilles parti au lieu de l'accusatif ordinaire /)aWe;>î ^. Quant à la distinction secondaire qu'on établit plus tard entre des formes en elles-mêmes identiques comme partem el partira, et qui consistait à faire de partem l'accusatif de pars et de partiin un adverbe, elle n'existait pas encore en l'an de Rome 594, où furent joués les Adelphes de Térence'*. Les inscriptions nous donnent encore deux noms de fleuves étrangers en im : Lemurim sur le monument de Gênes (arbitrage des Minucius) et Tanaim sur le monument d'Ancyre ^.

112. Manuscynts. — Sur la question des deux épels em et im les manuscrits méritent beaucoup moins de créance que les inscriptions; ainsi nous lisons dans les manuscrits de Plante navem et naviyn , messem et messim, clavem et clavim •.

La comparaison des formes pénitives archaïques comme Cerems, Salutes (§§ 146-147; suffit pour qu'on puisse admettre que la terminaison em est une simple modilication de om, um. La difficulté qui provient de la forme, et qui avait arrêté Schleicher et après lui M. Biicheler, étant levée, rien n'empêche plus de distinguer historiquement les deux terminaisons em. i-m, et de les attribuer chacune à une déclinaison fondamentale. Et alors on comprend pourquoi on n'a pas dans la décUnaison des thèmes à consonne d'accusatifs en im, ce que Schleicher et M. Bùcheler laissent sans explication. — Tr.

1. Ajouter que cet i était la seu'e voyelle du mot, et portait l'accent, au sens qu'a ce mot dans la grammaire des langues modernes, c'est-àdire l'accent d'intensité. — Tr.

Page 1